La voie d’abord, en rouge les relais, en vers le dièdre qui permet d’en redescendre en 4 rappels. Entre les deux, un rocher exceptionnel, de l’escalade toujours très raide et parfois un poil athlétique. Quelques mots sur la cotation et l’équipement, pour cette dernière quelques passages nous ont paru un peu sous coté (L2 : 5b -> 5c ; L3 : 6a -> 6a+ ; L4 : 5c -> 6a ; L6 : 5b -> 5c), pour ce dernier, s’il est bon dans les passages en 6a, il laisse ailleurs quelques pas d’un vrai 5b/c assez loin du dernier point avec de bons vols possibles. Mais bon si on est à l’aise dans le 6a et qu’on accepte un certain engagement en tête (caractéristiques qu’Antoine remplies parfaitement) ç’est vraiment une très très jolie voie, on a même trouvé cela majeur dans ce niveau. La suite en images.
Raide donc, ici c’est
coté 6a mais nous on pense le départ plutôt en 6a+
De grandes envolées
dans un rocher coloré splendide.
Le cadre n’est pas mal
non plus, on est dans le cirque du Dard, avec au loin la Grande Casse qui rythme notre ascension.
Le rythme justement il
ne faut pas le perdre et rester concentrer pour aborder ces longueurs exigeantes (ici Antoine au dernier spit de la longueur mais encore pas tout prêt du relais et pourtant ça continue à
grimper…).
Même si on est à 2600
il fait bien chaud aujourd’hui, nos réserves d’eau sont quasi à sec alors on se console en matant de superbes cascades juste derrière le col du Grand Marchet.
Sortie sur l’arête,
ouah le panorama et comme en plus une petite brise nous rafraichie enfin on serait presque les rois du monde…
Le premier rappel donne
une bonne idée de la raideur de la face. Voilà pas de confusion, d’imbroglio, ni de salmigondis, "Méli-mélo" est une voie un poil exigeante mais assurément splendide. Nous avions déjà fait au
Grand Marchet "Zone interdite" et dans ce cirque "la voie Vion" en face sud du Petit Arcelin, si celles-ci sont certes un peu plus dures dans leurs cotations, elle sont peut être un peu moins
délicates en terme d’engagement.
Il ne nous reste plus
qu’à redescendre sur Pralogan et ses bars acceuillants, non sans un petit coucou au passage au Moriond, montagne beaucoup moins fatigante que le Grand Marchet, mais avec néanmoins une fort belle
voie, "L’Eté indien" qui vaut elle aussi une petite visite.



