Après la belle soirée d’hier nous voici partis ce matin à l’assaut des steppes du plateau d’Emparis. Agnès et Thomas sont à pied, moi bin ici forcément… j’ai pris mon vélo.
Parce que bon franchement dans un tel lieu il est bien difficile de résister au plaisir de rouler, même Thomas qui n’est pas un adepte,
en est revenu convaincu. La prochaine fois c’est en VTT qu’il reviendra.
Notre objectif du jour, le Pic du Mas de la Grave, un classique du vélo de montagne et un superbe belvédère sur les alentours.
Après environ 8 km très roulant et à peu près 200m de dénivelé, la fin beaucoup plus raide impose 600 mètre de
portage.
Dans cette partie nous sommes donc à égalité.
Dans le haut les raides prairies laissent place à des schistes noirs étonnamment lisses sauf dans de courts ressauts. Le dernier
viendra à bout de la motivation de Tom qui restera avec Agnès juste à son pied.
Je continue donc seul et si il ne sert à rien de monter son VTT au sommet (la dernière arête n’étant pas roulable) on peut le déposer à
l’antécime à peine plus basse.
La descente est un vrai plaisir, à part dans quelques courts passages notamment tout en haut, même si c’est raide, ça déroule sans
problème.
J’ai donné l’appareil à Tom que j’attends de temps en temps (la descente en courant l’amuse beaucoup) pour qu’il prenne quelques
photos.
Du single tout lisse, un paysage extraordinaire, une steppe colorée, en automne ce coin est vraiment le paradis du VTT.
Le retour est un peu plus long pour les piétons que je j’abandonne pour filer rapidement vers la voiture. C’est sûr j’aurais largement le temps d’enchainer par la descente des Clots, mais
non pas cette fois. Après m‘être changé je reviens tranquillement à pied vers Tom et Agnès pour qu’on profite ensemble de ce magnifique endroit.
Voila chaque fois qu’on vient ici l’impression est toujours là même, ouah pourquoi on n’y vient
pas plus souvent ? Par manque de temps ? Surement un peu mais pas seulement. Les choses exceptionnelles en effet il faut les consommer avec modération pour avoir le plaisir de les
redécouvrir et de les apprécier encore et encore.


