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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 22:22
Depuis une expérience ratée l’an dernier j’avais bien envie de retourner faire un tour dans cette belle face. Cette fois-ci on est sûr de trouver l’attaque d’autant plus qu’un échange avec Yann qui est allé faire un tour dans la voie il y a quelques semaines me confirme ce que j’avais vu la dernière fois. Aujourd’hui après une nuit sur place en «camion torche», avec Cyril on y va directement depuis le parking. Une grande et belle journée nous attend et on ne regrettera pas le déplacement. La suite en images (celles où je suis sont de Cyril).

Après un départ vers 6h15, on est parti pour 3 heures d’approche mais ça passe finalement assez tranquillement. Vers 2550 on attaque le glacier, la droite de la face est un peu enneigée mais la zone où se déroule la voie à l’air en bonnes conditions.

Un vrai glacier avec de la vraie glace et des vraies crevasses mais qui passe très bien. Aucun problème cette fois-ci donc pour repérer L1. Dans celle-ci on atteint le premier spit par une rampe à droite. Ce n'est pas très dur mais expo, ensuite une fissure bien raide au départ conduit à R1.

Depuis R1, toute cette première longueur, qui comporte seulement 3 points, est à protéger sur petits friends. A froid ça peut faire un départ un peu rude…

Passée cette mise en bouche, Cyril tout sourire attaque L2, de la dalle redressée avec une petite marche.

Un peu plus haut, ambiance superbe mais équipement espacé. Si les difficultés ne montent pas au-delà de 6b, c'est une voie de caractère et il y a pas mal de 6a obligatoire assez loin du dernier spit. En plus vu l’espacement il faut souvent chercher un peu où ça passe pour ne pas augmenter la difficulté... du coup sur les 14 longueurs à part dans 2 ou 3 ça ne randonne jamais. 

Une longueur qui d’après le topo randonne un peu, du coup je passe en tête.

Bon c’est vrai que ce n’était pas difficile, mais le facile ici c’est du 4/5 avec 4 points sur 40 mètres, on reste donc dans le ton de la voie.

Dalle et glacier, contraste sympa qui rythme notre ascension.

L10, vers 13h30 le soleil nous rattrape enfin.

Au soleil donc, toujours le glacier les dalles et aussi le parking1500 mètres plus bas.















Devant la Grande Glière, un petit air de Cervin paraît-il, c’est vrai que sous cet angle elle a de la gueule.



 


 

 

 

 

 


R13, les cumulus nous rejoignent et la paroi se couche. Du coup la neige apparaît et on ne fera pas la dernière longueur cotée 4a et partiellement enfouie…

13 rappels qui s’enchaînent bien mais où il faut parfois chercher un peu les relais (avec toutes ces longueurs on ne se rappelle pas de tous et avec ces spits éloignés…).

Retour sur le plancher des vaches enfin presque. A gauche et un peu au-dessus de la rampe d’attaque il y a une super vire où on peut se poser tranquillement. Très pratique pour se préparer même si après il faut descendre de quelques mètres. Cyril médite sur tout ça, enfin surtout on n’est pas pressé de se retaper la descente qui n’est jamais le moment le plus agréable de la balade. Mais bon on ne va quand même pas coucher ici et puis l’appel de la vallée…

Enfin plutôt de la bière ça on n'y résiste pas. A 19h30 on est au parking pour une pause réparatrice bien mérité après à peine un peu plus de 13h de vadrouille. Une broutille pour le tout récent trentenaire, une journée assez longue pour moi, mais ça vaut vraiment le coup de se fatiguer un peu pour découvrir cette superbe paroi. 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 12:33

Un peu de grimpe avec Thomas ça faisait longtemps et c'est un très grand plaisir. Il ne grimpe pas souvent mais cet été il a fait un peu d'escalade sur mur alors il est temps de mettre tout ça en pratique. On va donc faire un tour dans les dalles du Charmant Som, le contexte est très relaxe et en prenant au plus grimpant ça fait quelques longueurs faciles mais intéressantes pour lui. En plus sans trop marcher (ça il n'aime pas trop) on arrive sur un vrai sommet ce qui est plutôt sympathique.

A l'attaque, prêt à partir à l'assaut des dalles. Bon avant on va quand même s'encorder et mettre les chaussons.

Une première longueur dans de jolies cannelures où il reste quelques scellement au milieu d'une forêt de spits démontés...

Pleine dalle pour lui faire sentir un peu l'intérêt des chaussons.

Petit ressaut, là ça grimpe vraiment. On y trouve un spit tout neuf. Je trouverai d'ailleurs jusqu'en haut 6 ou 7 nouveaux spits voisinant parfois avec de vielles trace de spits démontés... Pas forcément indispensable, quand on était venu il y a 2 ans à part les scellements du départ il n'y en avait plus aucun. Mais bon il y en a pour tous les goûts, on peut aussi grimper à coté sans les utiliser c'est tellement vaste... 

Toujours de la belle dalle, qu'on peut rechercher ou éviter selon l'envie du moment. Un dernier effort avant de rejoindre la foule du sommet. C'est la deuxième fois qu'on fait ces dalles ensemble, même si Thomas ne grimpe pas encore souvent et n'est donc pas familiarisé avec toutes les manœuvres je suis toujours émerveillé par la minutie qu'il met à mettre en pratique tous mes conseils. Dès qu'on est dans l'herbe un de ses premiers commentaires est "qu'est ce que ça fait du bien de quitter les chaussons..." et ben ça t'as pas fini de le dire mon fils si tu continues à faire un peu d'escalade.

Retour à la voiture, non ce n'est pas l'arrivée d'une étape du Tour de France c'est juste la route d'accès au Charmant Som par un beau dimanche de fin d'été.

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Published by jo B - dans Escalade
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 22:25
Il y avait longtemps qu’on avait envie d’aller dans le Val d’Aoste. Antoine était déjà allé y faire un tour en début de saison, aujourd’hui on profite du temps frais annoncé pour aller chercher le soleil et la chaleur au Corma di Machaby. Bon plan, le rocher est splendide et on a presque eu trop chaud. Pour la voie grâce, ou plutôt à cause, d’un repérage des plus minutieux, enfin plutôt des plus foireux, de Mister Antoine on n’a pas fait vraiment celle qu’on pensait au départ. Mais c’est pas grave c’était très bien et des voies là bas il y en vraiment plein (presque trop…) elles ont toutes leur nom, longueur et difficulté marqué au pied alors…

Notre voir du jour donc, on ne sera pas déçu, 9/10 lg, bien équipées, en dalles assez redressées mais avec aussi quelques coups de cul un peu plus raide encore. La suite en images.

De profil, rocher splendide on vous dit.

De face aussi, un granite bien cuit avec plein de jolis petits cristaux verts par endroit.

Sur le fil de L5. 6b ? on n’est pas très sûr car à part l’indication du départ on n'avait pas les cotations.

Un vrai surplomb bien physique sur quelques mètres (encore 6b ? merci la dégaine pour moi…).

Vue sur la vallée, la route et même l’autoroute ne sont pas loins mais ce n’est pas gênant. La vallée est très ouverte et le Val d’Aoste avec toutes ses petites maisons en pierre c’est très joli. 

Un autre surplomb, plus facile que le précédent malgré les apparences (6a ?).

Les dernières longueurs avec le parking tout en bas à plus de 400 m de déniv…Eh oui environ150 m de marche d’approche plus presque 300 mètres d’escalade et je ne vous parle pas du retour, au moins ½ heure de marche, c’est presque fatigant tout ça…non

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 21:24

Petit tour au pays du Beaufort dans un vallon qu’on aime bien. Quelques nuages traînent un peu sur les pentes ce matin.

Mais finalement après environ 800 m de déniv d’une montée très peinarde, les 9 lg de l’objectif du jour se dévoilent.

L1, joli rocher, escalade peu soutenue. Ca déroule tranquillement.

On s’élève un peu et L3 et L4 proposent 2 belles et grandes longueurs en 5.

Ensuite ça s’énerve un peu dans les 2 suivantes avec quelques pas de 6a pas si faciles.

Jacques à R6, après 6 semaines à paresser dans les îles, il renoue avec les joies de l’altitude. C’est que ça fatigue un peu, mais bon après un dernier petit effort on en termine. 

5 rappels, un peu de désescalade et nous voilà de retour sur le plancher des vaches. Petit pause au soleil.

Puis descente très paisible comme l’ensemble de la journée.

Et dernier coup d’œil sur l’aiguille vedette du vallon, on a déjà grimpé son très beau pilier sud et ce n’est pas là qu’on est allé aujourd’hui. Notre voie était un peu moins jolie mais la visite du vallon par contre toujours aussi belle. Ah oui je ne vous ai pas dit où c’était mais bon vous allez bien deviner… Notre pointe du jour située juste en face du plus haut sommet du massif offre aussi quelques très beaux couloirs à ski l’hiver.      

 

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 22:39

Petit tour dans la vallée de la Bérarde, bon par ici il devient difficile d’aller voir un coin qu’on ne connaît pas. Quoique, il y a paraît-il 2 voies dans les contreforts de la tête de la Marsanne au-dessus de Pré Clot («Les ronflements de l’élève» et « La voie de son maître »). Pas trop sûr de leur intérêt, on va quand même voir, on n’a jamais mis les pieds dans ce secteur et c’est ouest donc au moins on n’aura pas trop chaud.  A Pré Clot on croise Pierre (copain Matheysin, bon grimpeur) qui les a déjà faites. Il nous déconseille d’aller au-delà de L4 dans «Les ronflements de l’élève» (les 4 dernières longueurs en 3 et 4 ont beaucoup trop de vires très galères à redescendre en rappels), par contre après être redescendu on peut enchaîner avec les 4 longueurs de «La voie de son maître», plus dures. Bon on verra alors.

Il y a 500 mètres de dénivelé pour l’approche, c’est l’occasion de coups d’œil inédits sur le vallon de la Mariande. Dans les 100 derniers mètres on quitte le sentier de l’Aiguille du Plat de la Selle pour se diriger à vue vers la grande dalle blanche, quelques cairns, une corde fixe puis des vires à chamois et nous voilà au pied de la dalle. Ca a l’air très joli, le problème c’est qu’on ne trouve pas les voies… Après 30 minutes d’errements dans des vires un peu pourries au pied des dalles on va voir complètement à gauche…

Et oui c’est là il ne fallait pas prendre la corde fixe qui doit être là pour l’accès à de futures voies dans la grande dalle (elles devraient pas être mal d’ailleurs…). Et voilà y a plus qu’à grimper. Pour moi après 5 semaines d’inactivité c’est pas très simple. Pour compliquer un peu je me prends une pierre venue d’on ne sait où et dont un éclat m’ouvre un peu sous l’œil (merci le casque et rien de grave finalement)

Enfin bon Simon lui se débrouille bien. Les 4 lg dans du bon 5 sont plutôt redressées.

Au sommet de L4 belle vue sur les lacets du sentier de l’Aiguille du Plat de la Selle. La descente en rappel nous vaudra une remontée intégrale de L4 pour aller décoincer la corde bloquée dans une fissure en tout début de rappel (merci le Shunt pratique dans ce genre de situation). Du coup après tout ça, le temps nous étant compté on ne fera que les 2 premières longueurs de «La voie de son Maître» et même oh comble de la déchéance… assurée du haut (les relais étant voisins).

Ben oui pour nous comme c’est du 6a et du 6b un peu physique de plus, c’est quand même beaucoup plus cool et rapide. Le sourire de Simon en sortie de L2 (en 6a/b) en témoigne.

Au total une paroi qui manque un peu d’ambiance mais de la grimpe pas si mal dans un coin très tranquille avec des vues inédites sur ces belles vallées.  

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