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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 22:06

Il est environ 15h30, le soleil descend doucement et va bientôt se cacher derrière les montagnes. Il commence à faire frisquet et comme on est à 2500 on a les pieds dans la neige mais qu’est ce qu’on est content d’être là.
Tout ça a commencé quelques heures auparavant, pas trop tôt pour laisser le temps au granit de se réchauffer un peu.
Vu sous cet angle l’ambiance serait presque Yosemitique, pourtant la voie dans laquelle se trouve cette cordée n’est pas vraiment difficile. 
En tout cas nous on se fait vraiment plaisir, si le fond de l’air est un peu frais, le rocher lui est tout chaud et les longueurs s'enchaînent sans souci.
Quelques vires sur le haut où comme on s’y attendait la neige fait son apparition. Si l’escalade est un peu discontinue il y a encore de très jolis passages.
Ca y est on en termine. A part des chamois, on n'a croisé personne de la journée et on est les premiers à remonter ici depuis la dernière chute de neige.
Du coup même si on y est déjà venu bien souvent, on doit un peu chercher le sentier de descente. Avec toute cette neige et en chaussures légères, ça mérite qu’on ne se lance pas n’importe où.
Mais aller on trouve rapidement et après un dernier coup d’œil vers le point culminant du massif il faut bien redescendre. Une quinzaine de longueurs en face sud de la Tête de la Maye, un 8 novembre dans ce cadre et cette ambiance, qui plus est accompagné de Jacques. Vraiment un plaisir rare dont je ne me lasserai jamais. Heureux aussi d’avoir pu regrimper cette année après quelques déconvenues sur ce plan ces dernières semaines.

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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 07:48

Bin oui Manu t’exagères, c'est pourtant simple, puisque le monsieur du topo te dit que : «Le cheminement ne pose aucune difficulté, la tour Chamoissière est tout le temps visible dans l’approche et depuis le parking».
Vu la situation météo du jour on trouve que cette phrase ne manque pas d’ironie…
En effet ce samedi pour notre plus grand malheur, enfin bon faut pas exagérer quand même, la mer de nuages se situe vers 1700 dans notre coin. Comme cette altitude correspond peu ou prou à la base des falaises et qu’en plus il n’y a pas vraiment de chemin marqué pour y accéder, autant le dire tout de suite on est dans la mouise...  Rien n’y fera, malgré quelques aller retour et un coup de fil à Lio (qui a déjà fait cette voie) on finit par renoncer. Notre problème du jour étant que comme on n'y voit pas à 10 mètres c’est bien difficile de se lancer vers le haut, à moins de tomber sur les spits, ce qui ne sera pas notre cas. Finalement pour ne pas redescendre tout de suite dans le brouillard on profite quand même d’une échappée par la gauche pour rejoindre, la Fontaine de la Mer puis le sommet du Banc juste sous le Tabor. L’occasion de décrire à Manu le très beau «Circuit de la mer», il pourra revenir le faire à ski.

Sur les dalles du passage du circuit de la mer, on aura fait quelques pas de 2.

                                        Sous le sommet du Banc, belle vue sur toute la chaîne Armet/Coiro.
Vers 14h30 quand on repasse vers les falaises la mer de nuage se déchire. Mais il nous faut bien encore descendre 200 mètres de dénivelé pour apercevoir enfin l’aiguille convoitée. Comme on le pensait, on était trop à gauche, mais pas trop de regret il aurait été de toute façon bien difficile de trouver le départ dans ces conditions. En fait c’est surtout qu’on n'aurait pas du venir ici par ces conditions, on aurait du jouer les flemmards de la marche d’approche et aller vers la Bérarde. Facile à dire après coup, mais bon on avait envie de marcher un peu et il était bien difficile de deviner la veille l’altitude de la mer de nuages (200 mètres plus bas et ça aurait été bon…). J’avais aussi envie d’être dans un coin tranquille, pour ça y a pas eu de problème, 1500 mètres de dénivelé (avec nos aller/retour) dont pas plus de 100 sur de vrais sentiers et pas mal de caillasses et de ronces, ça calme.

           Du bas, au centre l’évidente Aiguille de Chamoissiére, ce sera pour une prochaine fois (enfin sûrement pas cette année).

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 19:23
Ecole d'escalade à Saint Léger avec Thomas cette après-midi. Je trouve cette petite école, située à l'entrée de la vallée de la maurienne, vraiment splendide. Elle offre en effet une escalade en granit peu habituelle dans nos vallées. On trouve de tout, pas mal de dalles, mais aussi de superbes fissures et quelques surplombs. L'équipement est béton et les difficultés bien réparties.
L'environnement est paisible et familial, tout le site a d'ailleurs été aménagé pour cela. Les enfants, quand ils ne grimpent pas, peuvent jouer ou faire la sieste dans les pousettes au bas des voies. Il y a de nombreuses tables de pique-nique et quelques barbecues pour toute la famille.
On peut même assurer assis sur son banc ou depuis sa table... Sur la gauche il y a aussi une dalle peu inclinée avec des prises artificielles pour les tout petits. Je commence pas là mais Thomas s'en lasse vite. On passe donc à de la vraie escalade.  
Et Thomas se fait plaisir  

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 18:22

Petit tour en Haute Savoie pour visiter une falaise classique des préalpes de par-là bas, les Rochers de Leschaux. L’occasion de passer par Bonneville, ça faisait longtemps et ça rappelle de très bons souvenirs de la vie d’étudiant avec nos virées/fiestas chez le père Dudu. Les vieux copains si vous me lisez, je suis sûr que vous vous rappelez nos descentes du Môle aux premières neiges en sac poubelle… Bon aujourd’hui c’est juste en face qu’on va, sur le très joli plateau de Solaison

De là un sentier permet de rejoindre sans beaucoup d’effort le pied des falaises. Le début est tranquille puis le sentier s’insinue entre les 2 falaises de Leschaux.

C’est dans la falaise supérieure que sont les voies, l’ambiance  devient aérienne car la falaise du dessous fait dans les 250 m, les bouquetins sont nombreux et pas farouches. 

Avec toutes ces couleurs la vue sur la vallée du Petit Bornand est saisissante.

Notre voie du jour, le piller sud-ouest, une classique à l’ancienne, raide, un peu patinée mais bien équipée (des spits récents, de vieilles plaquettes, de vieux pitons et quelques cordelettes usées).

Antoine dans L2 une belle longueur de 5+ raide en fissure/cheminée, on aime ou pas, en tout cas c’est toujours assez exigeant.

Dernière longueur peu équipée (un spit tout neuf) mais pas difficile, belle vue sur le bas.

Sur le plateau sommital, vue sur la belle face ouest du Jalouvre (Tpn ABC/G17), une petite visite à ski un de ces quatre ? 

De là une descente à pied un peu allongée par Antoine qui a pris plaisir à nous perdre un peu dans le très beau lapiaz sommital nous ramène directement sur le plateau de Solaison. Je ne connaissais pas le coin et j'ai été enchanté par l'ambiance très aérienne du secteur. L'accès et le retour sont simples, beaux et rapides et entre les deux cette falaise réserve de belles lignes pour qui aime cette escalade typique des préalpes calcaires.

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 17:09

Encore une petite virée en Savoie aujourd’hui, avec Cécile cette fois pour partager les petits plaisirs de l’escalade en Vanoise. Pour cela direction la vallée des Chapieux et Séloge, l’endroit est parfait pour cela. Cadre paisible, jolie vue, marche d’approche réduite, retour tranquille au milieu des myrtilles, le tout sur fond d’Aiguille des Glaciers et de Beaufortain. Ah oui et puis aussi, au milieu de tout ça, quelques jolies voies (plus qu’une quinzaine tracées sur ces belles dalles). Pour nous aujourd’hui ce sera «Bornéo» l’une des plus ancienne de la falaise, bien rééquipée depuis son ouverture et très variée.

Départ de la voiture, 9h30 il est encore un peu trop tôt et ça caille.

Heureusement le soleil est bien là pour L1, une mise en jambe un peu plus dure que le 4c annoncé du topo. Ensuite à partir de L4, de taquins cumulus et de petits thermiques rendront l’atmosphère de plus en plus fraîche. Cela ne nous empêchera pas continuer à prendre beaucoup de plaisir à grimper (le rocher lui étant resté assez chaud). Par contre ça nous fera renoncer à l’idée d’enchaîner une deuxième voie. Dommage on avait le temps et on aurait bien encore prolonger la grimpe.

Après 2 longueurs d’observation, il faut s’habituer à ce style de grimpe essentiellement sur les pieds, Cécile se lance.

Fin de L4, une superbe longueur tout en fissure où on pourra esquisser quelques pas en Dulfer presque physique.

Fin de L5 avec un petit pas de dalle obligatoire typique du lieu.

L6 une longueur de 4c d’aspect un peu ruiniforme, mais fort jolie et très originale pour Séloge

Dernière longueur encore une belle écaille/fissure à saisir très fermement.

Allez Cécile pas vrai que c’est bien la Vanoise (enfin la Savoie quoi parce que là on n’est pas vraiment en Vanoise). En plus y a plein de framboises, de myrtilles et de Beaufort, c’est pas dans les E….. qu’on trouverait tous ça...

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