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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 21:19

C’est ce qu’on voulait aujourd’hui. En effet avec ce début d’Automne frais et plutôt facétieux, il y a vraiment intérêt d’essayer de grimper au soleil.  Après un rapide examen de quelques webcams hier on confirme notre choix initial.

Au départ ça parait pas tout à fait gagné mais on a bon espoir car la lumière ne semble pas loin.
Et en effet après une dernière accélération pour échapper à une horde de locaux en furie.
La lumière se fait et le soleil est bien là. Heureusement d’ailleurs car le fond de l‘air reste assez frais et dès 2300 on trouve des traces de neige dans les zones à l’ombre.

Notre objectif du jour, «C’est pas le Pérou», à la Grande Parei. Voie nouvelle juste à droite de «Sonatine» que j’avais fait il y a quelques années.

L’escalade du premier ressaut est jolie et assez redressée.

Plus haut, de la belle grimpe en 5+ sur un conglomérat accrocheur.

Début du dernier ressaut, un beau dièdre dont la deuxième partie est nord, tout de suite ça caille…

A l'avant dernier relais, fait frais, Antoine se caille et il y a même un peu de neige dans la dernière longueur facile.

Heureusement au sommet on retrouve le soleil, ça réchauffe d’autant qu’à part quelques thermiques il n’y a pas de vent.

Ambiance soleil nuages sur les crêtes alentours, au fond entre les nuages on aperçoit parfois le Mont Blanc. Il est 13h30, il est temps de redescendre, 3 rappels dont un superbe premier de 50 mètres en fil d’araignée. Si l’escalade est un peu courte, le coin est tellement joli que je vous conseille vraiment une petite visite, d’autant qu’il y a presque une dizaine de voies ouvertes dans le secteur maintenant. Et puis pour aujourd’hui nous le soleil on l’a trouvé…     

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 23:11

Vercors d’accord, Vercors plus fort… enfin bref assez de rimes oiseuses, vous l’aurez compris on prend les mêmes et on retourne dans le Vercors ce matin. Au Moucherotte ce coup ci, sommet débonnaire s'il en est mais dont la face est réserve des parcours forts intéressants. D’ailleurs cette face même si je la vois tous les jours je la connais finalement assez peu. En effet si j’y suis passé à ski je n’y suis jamais venu à pied et jusqu’à aujourd’hui je ne connaissais même pas le superbe vallon des Forges. Là on l’emprunte à la descente puis on le quitte pour suivre une vire à chamois assez vertigineuse mais bien tracée qui permet de rejoindre une grande pente d’herbe suspendue. On remonte celle-ci 15 minutes et on atteint ainsi une petite facette de 150 m où 2 voies sont tracées : Othello et les Géomètres.

                                         Le vallon des forges avec sous la flèche le bout de la vire suspendue
Après la vire une pente raide et parfois glissante. Les 2 voies sont dans le bastion à droite. Othello est au centre et les Géomètres sont sur son bord droit. Aujourd’hui on choisit les Géomètres. L2 plutôt nord, vent, fissure avec un peu d’herbe, ce n’est que du 5c mais exigeant quand même. En haut la sortie est sur la proue dominant la face nord-est.
L3 de facture plus classique avec un bref passage de 6c qui passe facilement en A0. Après par contre il reste quelques petits pas, pas si faciles et obligatoires pour atteindre le relais.
                                                     Traversée facile avant d’atteindre l’avant dernière longueur.
                                    De la sortie vue plein gaz et spectre de broken au-dessus du vallon des Forges.
Au sommet même s'il fait un peu frisquet, on est bien content d’être au soleil alors que toute la chartreuse et le Grésivaudan sont plongés dans la crasse. Au total si on n’a pas trouvé l’escalade inoubliable, on a vraiment apprécié l'ambiance qui vaut à elle seule le déplacement, tant dans le tracé malin et vertigineux de l’approche que dans le cadre qui taquine en permanence les abîmes insondables de la face nord-est et son pierrier 300 m plus bas. Aujourd’hui en plus le vent du nord et les nuages qui venaient parfois lécher la paroi rehaussaient encore le coté montagne de l’affaire. Tout ça à la demi-journée et à 2 pas de Grenoble, vraiment Vercors trop fort, Vercors d'abord...Vercors j'adore.  

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 23:58

Retour aux rochers de Gonson. Aujourd’hui il fait beau et on y va donc l’après-midi pour profiter de la douceur et des lumières du soir. La marche d’approche est toujours aussi courte mais le débouché sur la crête est toujours aussi joli.

On connaît bien les rappels maintenant, ici le deuxième de 50m. A droite la belle dalle à gouttes d’eau où se déroule L3 la longueur la plus soutenue (6b) de «L’érudit des rudistes» notre voie du jour, un peu plus longue que sa voisine et un ton au-dessus.

C’est plus long car il y a 2 longueurs en traversée. Ici L2 tranquille avant d’attaquer les choses sérieuses.

Jean Claude dans les choses sérieuses au début de L3. C’est un peu physique d’abord, ensuite, on atteint une belle dalle où il faut un peu grimper entre les points (du 6a obligatoire sur quelques pas, on a trouvé).

L4 est très courte pour éviter le tirage puis dans L5 c’est à nouveau, après le passage d’un bombé vers la gauche, une grande traversée vers la droite cette fois.

A R5 une petite brise se lève et on remet une petit laine, le soleil descend doucement et c’est tout sourire qu’on débouche au sommet pendant que tout en bas Rencurel profite des derniers rayons. 

Le temps de rassembler les affaires et la lumière devient très belle. La semaine dernière on n’avait pas pu vraiment profiter de l’éclairage, là c’est parfait. Reste à rentrer sur Saint Nizier, c’est pile l’heure de l’apéro, une bonne Grim en regardant le soleil se coucher sur Belledonne, y a pire comme mercredi après-midi…  

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 16:12
Merci à Jean Claude de m’avoir entraîner pour cette petite grimpette dans un coin fort joli et pas loin de chez lui. S’il habite Saint-Nizier c’est la première fois qu’on grimpe ensemble dans le Vercors.

 

Là après une courte marche on débouche sur une belle crête qui domine le vallon de Rencurel et les gorges de la Bourne.
Ensuite 3 rappels nous amènent au pied de la falaise. Dans celle-ci 2 belles voie équipées récemment par Olivier Dutel sont tracées.  Accès aisé, jolie vue, équipement béton et difficultés raisonnables c’est vraiment de l’escalade plaisir qu’on vient chercher ici.  Pour aujourd’hui on remonte par la plus facile «D’un extrême à l’autre». 5 lg très bien équipées et plutôt en dalle sauf L2 nettement plus physique. 
Dans celle-ci, il faut s’employer un peu avec d’abord une dalle bien redressée puis un dièdre où si on se place bien c’est finalement moins dur que ça en à l’air. 
Après ça, le temps déjà plus hésitant que prévu depuis un moment, semble se dégrader de plus en plus…jusqu’à même lâcher quelques gouttes. Ca nous vaudra d’accélérer l’allure et d’enchaîner L3 et 4. Ca passe juste avec 50 mètres et pas mal de tirage. Fausse alerte cependant car avant la fin de la longueur le soleil revient…

Du coup ambiance plus détendue pour la courte dernière longueur.

Et on ressort sur la crête dans une ambiance plein vent qui décoiffe. Retour rapide à la voiture après une belle petite voie idéale pour occuper une demi-journée sans stress et dans un cadre vraiment splendide. Le Vercors finallement ce n'est pas que les grandes voies de sa barriere est ou de Presles, ses petites falaises intérieures recellent aussi quelques jolies perles. Pour celle-ci c’est sûr on reviendra faire l’autre voie, un poil plus difficile mais qui semble encore plus jolie.

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29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 18:34

14h30 parking du Laisonnay, un peu fatigué (enfin surtout un…), mais après un petit sandwich et quelques boissons ça va déjà mieux et on décide d’aller faire un tour du coté de Pralognan (c’est tout prêt). Un nuit en refuge, 1300 m de déniv en grosses avec tout le barda de glacier tout ça pour se retrouver dans une voie falaise tout prêt de la route on se dit que dans la même journée le contraste doit être marrant. Et puis bon si on peut compléter notre beau périple du matin par un peu d’escalade ça serait pas mal, c’était quand même le but initial. La voie convoitée s’appelle «La fée du logis», 20 minutes d’approche, 5 lg en 5/5+ avec un peu de 6a qu’y disent dans le topo, on devrait y arriver cette fois. Attaque à 15h30 sommet vers 18h30 retour à la voiture vers 19h30, malgré la fatigue du matin on ne sera pas déçu d’avoir insisté un peu. C’est que si sur le papier ça ne fait que 5 longueurs, ces sacrées longueurs elles font toutes quasi 50 mètres et qu’à part 1 ou 2 très courts replats dans L1 ça grimpe de manière continue absolument tout le long.  L’ambiance aussi n'est pas mal du tout, ça se raidit progressivement pour finir sur le fil d’un petit pilier pas trop difficile mais assez gazeux et si on est dans la vallée la vue sur les alentours est elle aussi très jolie.

L1 la plus facile pour s’habituer au style de la voie tout en petites réglettes parfois un peu sales au début.
L2 ça zigzague et génère un peu de tirage vue la distance entre chaque relais. Tout en haut la sortie sur pilier terminal bien raide.
Avant dernière longueur c’est soutenu et si la difficulté est raisonnable, c’est raide, et il faut grimper entre les points.
La vue est sympa, ici en direction du Grand Bec mais aussi vers Pralognan et les glaciers de la Vanoise.

Vue de la route, ça a de l’allure et on ne regrette pas d’être venu découvrir cette voie. Et puis il fallait bien profiter jusqu’au bout de cette magnifique journée en montagne où si on n'a pas fait exactement ce qu’on voulait on a vu qu’on pouvait encore enchaîner une petite course glacière le matin et une belle petite voie l’après-midi, cool cette journée finalement.  

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