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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 23:13

Lanfon1.JPGUne montée fatigante mais avec un très beau panorama et les premières couleurs de l’automne. Le sentier est en effet bien raide, mais enfin après environ 600m de « bourrinage » au « panneau »  Paris, lf.JPGon se dirige vers le pied des falaises. Pour notre voie du jour il faut marcher encore un peu mais c’est facile à trouver car le nom est peint au départ.
lf2.JPG











Une fois dans la voie c’est bien comme je l’imaginais. C’est du calcaire bien raide en 6a/b dans les 6 premières longueurs je vais sûrement jurer… (faut vraiment être barjot pour venir ici)

lanfon2.JPGAu départ de L2 un rocher parfois moyen, on ne trouvera d’ailleurs jamais R2 ce qui nous vaudra quelques bricolages pour rejoindre R3.
Lanfon3.JPGL4 courte en 6b, d’abord en traversée puis bien raide et avec un peu d’humidité.

Lanfon4.JPGL6 du 6a+ où il faut grimper entre les points. Après ça les 3 dernières longueurs sont censées être plus faciles. Elles le sont bien mais c’est encore assez raide et quelques pas de 5c (ou plus ?) ici ou là maintiennent le taux d’acide lactique au top (et le taux de jurons…)
Enfin pas mécontent d’atteindre les arêtes où le panorama est vraiment très beau. Il reste maintenant à les traverser ces arêtes jusqu’au col des Frêtes. Lanfon5.JPGCe n'est pas vraiment difficile mais c’est du bon terrain à chamois où il faut être concentré. Heureusement que la pluie ne nous cueillera qu’à 5 minutes de la voiture. Parce qu’ici déjà que c’est glissant, sous la pluie ça doit devenir franchement laborieux. Là même si c’est maintenant bien voilé, on profite du paysage vers le lac d'Annecy, les Bauges ou les Bornes.

Lanfon6.JPGArrivée au col des Frêtes, un peu entamé mais bien content.
Lanfon7.JPGUn parapente décolle, veinard, pour nous ce sera de nouveau le sentier raide. Ca fait moins transpirer dans ce sens, mais c’est finalement de nouveau assez traumatisant pour nos vielles carcasses. Enfin bon c’est rapide et en à peine 30 minutes on est en bas. Finalement, même si l’escalade était un peu dure pour moi, c’est une bonne journée qui décrasse dans un coin que je ne connaissais pas du tout, et avec Antoine, ce qui ne gâche rien.

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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 07:40

«Venus ou bien Venise», « Dalmazzi », « Parete dei Titani» que des noms plaisants et chantants (comme l’italien). Aussi quand Antoine qui a repéré cette voie en montant grimper au-dessus du refuge de Dalmazzi, m’en parle, je suis enthousiaste. En plus le cadre est très beau, on remonte tout le Val Ferret et ses impressionnantes faces sud-est (Jorasses, Frebouze, Gruetta, Léchaux, Triolet…) et la voie est paraît-il fort belle et de difficulté abordable (2 passages de 6b et 6b+ sinon plutôt pas mal de 6a et même quelques longueurs en 5/5+).
Venustr.jpgA cette époque on accède en voiture jusqu’à 1850 et il ne reste que 30 minutes de marche tranquille sur la moraine du glacier du Triolet pour atteindre l’attaque.

VenusL1.JPGOn commence pile à l’arrivé du Soleil à 10h08, L1 en 6b assez raide est un peu dure à froid.
VenusL5.JPGL5 superbe longueur de prêt de 50m en 5+ dalle (juste comme j’aime).
VenusL8.JPGAprès ça on atteint une vire, la paroi se redresse et Antoine repasse en tête, ici dans L8.
VenusL9.JPGL9 très belle longueur de 6a un peu physique (comme j'aime pas) mais avec de très bonnes prises.

Venussortie.JPGUne dernière longueur facile pour sortir avec le sentier tout en bas. Une fois arrivée en haut un cumulus vient masquer le soleil et c’est avec une petite laine qu’on enchaîne les 10 rappels. Mais bon faut pas se plaindre ici l'alitude et l'engagement sont très reduits et c'est uniquement le plaisir de l'escalade qui est privilégié. Aujourd'hui en plus on n'a croisé personne, c’est vraiment pratique ces Re, Teu, Teu…

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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 08:56

Ca faisait un moment qu’on ne s’était pas vu avec Jean Claude, mais finalement se retrouver c’est simple comme un petit mail du vendredi. On se fixe juste rendez-vous à 8h samedi pour aller dans le Vénéon sans même parler de la voie qu’on va faire…on verra suffit de prendre le topo.
alpetr.JPGUne fois celui-ci en main on se décide pour la voie de la cascade de l’alpe du Pin. Je ne suis jamais allé grimper dans ce coin et Jean Claude ne l’a pas faite (chose rare car il a fait quasi toutes les voies de la vallée). Après un petit café à la Cordée, on attaque la courte marche d’approche. 

AlpeL1.JPGCa démarre au plus prêt de la cascade et celle-ci nous accompagnera tout le long, lâchant même quelques embruns vers le haut.
AlpeL3.JPGPour l’escalade, s’il n’y a pas de grandes envolées et qu’on jardine pas mal par endroit, il y a aussi de beaux passages. Ici dans L3 en 6a.
AlpeL5.JPGOn grimpe au soleil, la proximité de la cascade, la vue sur la tête des Fétoules rendent l’endroit plutôt joli.
AlpePA.JPGOn sort dans les belles prairies sommitales en empruntant les dernières longueurs d’ « UCPA Givré », bien préférable à une descente en rappel vue toutes les vires encombrées qui parsèment la voie. Le refuge est à portée de main mais pour aujourd’hui on préfère aller se payer une bière dans la vallée.

AlpeR.JPGPas une voie majeure donc mais plutôt une promenade tranquille entre amis qui ont beaucoup de chose à se raconter. Et puis quand même plutôt que de se les raconter autour d’un verre autant aller faire ça sans stress dans un cadre agréable tout en se dépensant un peu. Pour ça les voies Cambon y pas mieux. 

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 21:39

Première balade à la Bérarde depuis notre passage au glacier long ce printemps. Pour profiter pleinement du paysage on part vers l’Encoula. De là bas contrairement à la Maye, la vue est constamment magnifique. On grimpe avec Tête du Rouget/Rateau/Meije à droite, Vallon de Vera Pervoz/Flambeau/Dome des Ecrins dans le dos et Ailefroide, vallon de la Pilatte à gauche.
encoulav.jpgDépart de la voiture vers 9h, le soleil commence tout juste à effleurer les dalles. Lorsqu’on quitte le sentier, les 250m de dénivelé «dré le pentu» avaler rapidement permettent à Lio d’éliminer le champagne et les libations de la veille…
EnL4.JPGAujourd’hui on va faire « 18 tentatives pour devenir un Saint-Ogradiste ». C’est très bien équipé et ça permet une escalade plutôt relaxe dans le 5/5+. L1 et L3 sont assez redressées.

EnL5.JPGLe reste n’est que de la dalle, L2, L4 et L5 sont très jolies dans ce style.

Au-delà de L5 ça devient un peu plus (trop) facile mais du coup ces 5 dernières longueurs s’enchaînent rapidement. Après le rite initiatique du début, Lio passe en tête et nous finissons en réversible.

EnSaintO.JPGCa y est le voilà entré dans la large confrérie des Saint-Ogradistes.
EnMeije.JPGEn 3h30 on est au sommet où on profite à loisir du magnifique paysage, ici vers les Etançons
Enail.JPGPar là vers la Pillatte
envera.JPGPour les rappels vers le vallon caché de Vera Pervoz (et son couloir sympa visité il y a 2 ans). Les 10 rappels s’enchaînent rapidement et sans problème (nonobstant la perte de petit matériel… quel maladroit je fais), à 15 heures on est en bas. A cette époque il n'est pas mal de venir pas trop tard, car si c’est ensoleillé tôt, vers 14h30/15h toutes les dalles passent à l’ombre.
C’était ma 8eme voie à l’Encoula mais ça faisait prêt de 10 ans que je n’y étais pas revenu. Si l’escalade presque uniquement en dalles est sans doute moins variée qu’à la Maye en revanche coté cadre et paysage c’est mille fois mieux. En plus c’est moins fréquenté, à part sans doute la classique (et très jolie) «Balade dans l’eau delà» (au moins 4 ou 5 cordées ce jour).

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 19:13

Une petite voie à la matinée pour pouvoir rentrer à Grenoble vers 14h, direction encore Pontamafrey. Ca sera la 5eme voie sur la falaise. On commence à bien connaître et la marche d’approche de 5 minutes n’a plus de secret pour nous. Sans coup férir en 4mn37 (record battu !!!) nous voilà donc à l’attaque des «Professionnels», une des belles de la falaise d’après les grimpeurs locaux rencontrés lors de nos précédentes visites. Comme j’ai oublié l’appareil photo je m’essaie à quelques impressions à «chaud» par longueur.

  • L1, 6a : c’est pas trop dur, pas trop redressé, y a effectivement un pas plus fin à la fin, excellent pour commencer.
  • L2, 6b : le début, un bombé en traversée ascendante semble assez corsé. Antoine s’emploie un peu pour rejoindre le deuxième point, après ça semble plus cool. J’attaque, en effet après le premier point j’ai du mal, je passe trop à droite, pendule un peu…j’ai mal aux bras. Bon allé, je reviens au premier point que je remousquetonne et en tire clou comme je suis grand j’arrive à attraper la dégaine suivante. Après ça va mieux, après le 3eme point ça se couche et se termine par 20 mètres de dalle en 5, parfait pour récupérer du 6b.
  • L3, 4c puis 6a : début facile assez quelconque puis beau passage de 6a pour finir, cool…
  • L4, 6b+ : on attaque la partie verticale de la falaise. C’est en effet soutenu et Antoine s’emploie un peu plus. Quand vient mon tour je joue d’emblée l’option économie (de toute façon c’est trop dur pour moi) : repos et tire clou dès que ça coince. Comme ça, ça passe assez rapidement et sans trop se fatiguer. C’était la longueur la plus dure.
  • L5, 6a+ : un joli dièdre, Antoine à l’air de se faire vraiment plaisir. C’est effectivement très joli, mouvements variés, juste ma limite de plaisir en second, super, la plus belle…
  • L6, 6a : beaucoup de gaz de R5 d’où on plonge directement sur l’attaque, super. Longueur similaire à la précédente, toujours en dièdre très jolie. Je m’y prends un peu moins bien, donc des sensations moins agréables. 

Sortie dans l’herbe, il est midi moins dix et le soleil nous rattrape. Finalement en attaquant vers 9h on a fait toute la voie à l’ombre avec parfois même une légère brise. C’était parfait car aujourd’hui il faisait plutôt très chaud.

trpfr.JPGLa voie et les relais (le début de L1 est masqué). Le coté montagne sauvage est bien lointain mais pour une demi-journée c’est quand même de la très belle escalade technique. Le plateau sommital est joli et la descente rapide est plutôt sympa le long des cascades du torrent de la Ravoire. On y reviendra probablement encore… 

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