Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 21:39

Première balade à la Bérarde depuis notre passage au glacier long ce printemps. Pour profiter pleinement du paysage on part vers l’Encoula. De là bas contrairement à la Maye, la vue est constamment magnifique. On grimpe avec Tête du Rouget/Rateau/Meije à droite, Vallon de Vera Pervoz/Flambeau/Dome des Ecrins dans le dos et Ailefroide, vallon de la Pilatte à gauche.
encoulav.jpgDépart de la voiture vers 9h, le soleil commence tout juste à effleurer les dalles. Lorsqu’on quitte le sentier, les 250m de dénivelé «dré le pentu» avaler rapidement permettent à Lio d’éliminer le champagne et les libations de la veille…
EnL4.JPGAujourd’hui on va faire « 18 tentatives pour devenir un Saint-Ogradiste ». C’est très bien équipé et ça permet une escalade plutôt relaxe dans le 5/5+. L1 et L3 sont assez redressées.

EnL5.JPGLe reste n’est que de la dalle, L2, L4 et L5 sont très jolies dans ce style.

Au-delà de L5 ça devient un peu plus (trop) facile mais du coup ces 5 dernières longueurs s’enchaînent rapidement. Après le rite initiatique du début, Lio passe en tête et nous finissons en réversible.

EnSaintO.JPGCa y est le voilà entré dans la large confrérie des Saint-Ogradistes.
EnMeije.JPGEn 3h30 on est au sommet où on profite à loisir du magnifique paysage, ici vers les Etançons
Enail.JPGPar là vers la Pillatte
envera.JPGPour les rappels vers le vallon caché de Vera Pervoz (et son couloir sympa visité il y a 2 ans). Les 10 rappels s’enchaînent rapidement et sans problème (nonobstant la perte de petit matériel… quel maladroit je fais), à 15 heures on est en bas. A cette époque il n'est pas mal de venir pas trop tard, car si c’est ensoleillé tôt, vers 14h30/15h toutes les dalles passent à l’ombre.
C’était ma 8eme voie à l’Encoula mais ça faisait prêt de 10 ans que je n’y étais pas revenu. Si l’escalade presque uniquement en dalles est sans doute moins variée qu’à la Maye en revanche coté cadre et paysage c’est mille fois mieux. En plus c’est moins fréquenté, à part sans doute la classique (et très jolie) «Balade dans l’eau delà» (au moins 4 ou 5 cordées ce jour).

Partager cet article

Repost0
28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 19:13

Une petite voie à la matinée pour pouvoir rentrer à Grenoble vers 14h, direction encore Pontamafrey. Ca sera la 5eme voie sur la falaise. On commence à bien connaître et la marche d’approche de 5 minutes n’a plus de secret pour nous. Sans coup férir en 4mn37 (record battu !!!) nous voilà donc à l’attaque des «Professionnels», une des belles de la falaise d’après les grimpeurs locaux rencontrés lors de nos précédentes visites. Comme j’ai oublié l’appareil photo je m’essaie à quelques impressions à «chaud» par longueur.

  • L1, 6a : c’est pas trop dur, pas trop redressé, y a effectivement un pas plus fin à la fin, excellent pour commencer.
  • L2, 6b : le début, un bombé en traversée ascendante semble assez corsé. Antoine s’emploie un peu pour rejoindre le deuxième point, après ça semble plus cool. J’attaque, en effet après le premier point j’ai du mal, je passe trop à droite, pendule un peu…j’ai mal aux bras. Bon allé, je reviens au premier point que je remousquetonne et en tire clou comme je suis grand j’arrive à attraper la dégaine suivante. Après ça va mieux, après le 3eme point ça se couche et se termine par 20 mètres de dalle en 5, parfait pour récupérer du 6b.
  • L3, 4c puis 6a : début facile assez quelconque puis beau passage de 6a pour finir, cool…
  • L4, 6b+ : on attaque la partie verticale de la falaise. C’est en effet soutenu et Antoine s’emploie un peu plus. Quand vient mon tour je joue d’emblée l’option économie (de toute façon c’est trop dur pour moi) : repos et tire clou dès que ça coince. Comme ça, ça passe assez rapidement et sans trop se fatiguer. C’était la longueur la plus dure.
  • L5, 6a+ : un joli dièdre, Antoine à l’air de se faire vraiment plaisir. C’est effectivement très joli, mouvements variés, juste ma limite de plaisir en second, super, la plus belle…
  • L6, 6a : beaucoup de gaz de R5 d’où on plonge directement sur l’attaque, super. Longueur similaire à la précédente, toujours en dièdre très jolie. Je m’y prends un peu moins bien, donc des sensations moins agréables. 

Sortie dans l’herbe, il est midi moins dix et le soleil nous rattrape. Finalement en attaquant vers 9h on a fait toute la voie à l’ombre avec parfois même une légère brise. C’était parfait car aujourd’hui il faisait plutôt très chaud.

trpfr.JPGLa voie et les relais (le début de L1 est masqué). Le coté montagne sauvage est bien lointain mais pour une demi-journée c’est quand même de la très belle escalade technique. Le plateau sommital est joli et la descente rapide est plutôt sympa le long des cascades du torrent de la Ravoire. On y reviendra probablement encore… 

Partager cet article

Repost0
15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 22:03

Pour se réconcilier avec la grimpe si on aime la dalle et qu’on ne craint pas de grimper avec un léger engagement entre les points rien de tel que la falaise de Séloge.
selogepano.JPGL’ambiance est vraiment tranquille, le cadre est très beau, avec l’aiguille des glaciers omniprésente et un petit bout de l’envers du Mont Blanc qui nous fait coucou.

selogeapp.JPGApproche bucolique dans la végétation luxuriante cette année.

selogeL2.JPGPour aujourd’hui ce sera « Fœtus » : 8 longueurs du 4c au 6a, ici Simon se fait plaisir dans L2 en 5c.

selogeL4.JPGL4, 40 mètres avec 4 points. 3 au début, un à la fin, entre les 2 une bonne quinzaine de mètres sans rien, pas forcément très difficile mais où il faut quand même grimper. Ce passage est typique de la voie, les pas les plus durs sont protégés mais entre, il y a des passages assez longs où il faut pouvoir grimper sans point (on doit pouvoir parfois ajouter quelques petit coinceurs). Ca ne pose pas vraiment de problème et c’est même plutôt plaisant si on est à l’aise dans le 5 en dalle.  

selogeL.JPGTout sur les pieds, les bras ne servent qu’à s’équilibrer.

SelogeL6bis.JPGL7, quelques écailles pour varier un peu avant la dernière longueurs en 6a.

Partager cet article

Repost0
13 août 2007 1 13 /08 /août /2007 21:57

L’aiguille Doran est bien individualisée, très élancée coté vallée et on jouit d’un superbe panorama du sommet.

oranaig.JPGDepuis la voiture, la voie se déroule en face sud-est, sur son profil ensoleillé. Elle est assez directe jusqu’au sommet. Elle présente quelques grandes vires mais aussi quelques belles longueurs d’escalade dont quelques-unes en bas assez soutenues dans le 5+/6a.

oranattaque.JPGL’attaque est au niveau de la flèche, on contourne par une vire sur la gauche une première dalle.

oranL1.JPGL1 du 5+ assez soutenu et athlétique

oranL2.JPGSuperbe dalle facile de L2 avec un peu de gaz et le chemin du col de la masse tout en bas

oranL3.JPGL4 après la première vire, du 5+ pas donné au départ. Ensuite il reste L5 avec un départ en 6a difficile et obligatoire, puis le haut est plus décousue et nous n’avons pas trop vu le 6a annoncé de L7 et L8. Par contre les vires rencontrées recelaient une certaine plante typiquement montagnarde permettant de fabriquer un breuvage fort goûtu.

oranar.JPGL’arête finale est magnifique, très effilée avec un cotée dalleux et un coté surplombant plein gaz. Très beau panorama, ici vers la Dent Parrachée

oranar1.JPGLà devant la face sud de Polset et ses belles descentes à ski

oranar2.JPGAu sommet vers la pointe de l’Echelle .

orandes1.JPGLa descente demande un peu d’attention, rappel et désescalade. On a choisi de passer par le versant nord, ça donne ainsi une boucle très jolie avec montée par un vallon et redescente par un autre.
Bref avec une marche d’approche (750m) et une voie (350m) presque longues, un vrai sommet pointu presque haut (3041 m), une belle arête et une descente les pieds dans la neige, ça nous fait presque une vraie course en montagne.
oranbouq.JPGAvec comme il se doit dans ce genre de cas 500m de dénivellé dans les caillasses
avant de retrouver le sentier, pour tester nos vieilles jambes peu entraînées en ce moment  

Partager cet article

Repost0
30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 17:40

Départ très matinal (presque un horaire de ski de rando…), pour un petit tour dans belledonne.  Dans la théorie il est beaucoup trop tôt pour aller faire Max au Grand Eulier, mais du coup on se remet un peu dans l’ambiance petit matin frais et c’est pas désagréable. Le soleil est rasant, l’herbe est mouillée, les petits lacs sont encore gelés (euh non là faut pas exagérer quand même…).

Max1.JPGAprès une montée rapide on arrive aux lacs Robert. En passant par le GR sous Casse Rousse on voit finalement assez peu la station et au matin le coin est désert et toujours très beau.

Maxr.jpgMax c’est une belle petite voie, courte mais intéressante. Je l’ai déjà fait de nombreuses fois mais c’est toujours un plaisir d’emmener quelqu’un dedans. Les 3 premières longueurs sont particulièrement belles sur un joli pilier avec des passages intéressants dans chacune d’elle. A part le premier pas un peu difficile à froid mais très bien protégé (comme tous les passages d’ailleurs), le reste est très sympa pour emmener un grimpeur en progression (même d'un certain age...). Pour nous tout se passe bien, à part quelques moustiques vindicatifs au départ (un avant goût des maringouins…). Lio apprécie le premier pas un peu corsé de L1, le petit surplomb de L2 et la belle dalle de L3.

Max2.JPGDans L1, la plus redressée.

Max3.JPGLa belle rampe facile à la sortie de L2

Max4.JPGLe rocher légèrement froid au début se réchauffe au soleil de L3.
L’arête finale s’enchaîne tranquillement. On zappe la dernière dalle pour cette fois-ci afin de ne pas tordre trop notre heure de retour dans la vallée. A 12h je passe prendre Thomas à la sortie de l’école pour commencer tranquillement l’autre journée.

Partager cet article

Repost0