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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 22:12

Lio éprouvant le besoin de récupérer après sa petite virée de mardi il me convainc d’aller faire un peu d’escalade pour profiter de cette belle journée. L’escalade n’est pas son premier sport mais depuis un moment une certaine traversée d’un célèbre sommet des Ecrins le titille donc il faut bien s’y mettre un peu. On décide donc d’aller s’aérer et de s’en mettre plein les yeux sur les arêtes du Gerbier. Je connais bien la traversée que j’ai faite pour elle-même seul, avec des copains ou en sortant des voies de la face Est. Par contre je ne l’ai jamais abordée coté Vercors, le pilier Martin est paraît-il facile et très joli. 

GerbierA.JPG

C'est par là qu’on abordera les arêtes, en plus comme c’est orienté ouest et que la météo promet d’être belle du matin au soir on ira l’après-midi. Départ vers 13h30 du parking et attaque de la voie vers 15h. Le pilier est très joli de loin et dedans. L’escalade n’est pas difficile mais reste quand même intéressante, sans trop de vires ce qui est rare dans ce type de voie.

GerbierL1.JPGA la sortie de L1

GerbierL2.JPGFin de L2

GerbierL3.JPGEt fin de L3

C’est cours par contre et après 4 longueurs on pose les chaussons pour continuer en basket. Sur les arêtes la vue est vraiment magnifique, une petite brise nous rafraîchit.

GerbierC.JPGUn petit rappel sympa pour finir, ça rajoute encore à l'ambiance et nous voilà déjà de retour dans le pierrier à peine 2 heures après l’attaque de la voie.

GerbierR.JPGRetour à la voiture en admirant un parapente qui profite du léger vent d’ouest pour se balader plusieurs centaines de mètres au-dessus des arrêtes (ça me rappelle aussi quelques souvenirs...). On peut aussi profiter de notre pilier fort beau vu de profil

GerbierP.JPGEncore un beau contraste avec le ski de rando bien qu’il y ait encore quelques rares plaques de neige par ici. D'ailleurs c'est à se demander si je vais rechausser les skis. Ce week-end ?

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 17:58

Le retour à l’escalade, en générale pour moi c’est rarement dans la douceur. Enfin bon là il y aura au moins le nom de la voie. Approche bucolique et assez rapide malgré un arrêt dés le début de la route forestière, celle-ci toute neuve étant fermée pour l’instant.

Au passage on peut admirer 2 cordées parties avec d'énormes sacs de bivouac dans des voies d'Artif. Ensuite, pas de problème particulier pour trouver le départ même si c’est l’une des voies les plus éloignées du Peney (en plus 2 personnes sont déjà dans L3).
Ca commence par une longueur assez raide avec un peu de 6a à la sortie, c’est parfait pour une reprise…Je n’aime pas le raide et encore moins en calcaire, comme ça après ça ne pourra aller que mieux. Effectivement même si en second ça passe sans problème en tirant un peu à droite à gauche, je peux pas vraiment dire que les sensations de grimpe soient là. Après 5 mois sans grimper j’ai l’habitude. La deuxième longueur est plutôt banale et on rejoint la vire. A partir de là l’ambiance devient plus sympa et l’escalade me semble une activité un peu moins étrange.
Antoine m'offre sa potion magique le Balisto (de préférence usagé par un long séjour au fond du sac). Après ça, encore une longueur moyenne et pour les 3 dernières on peut quasi dire que j’y prend du plaisir (l'effet Balisto...). Ces 3 longueurs sont en effet fort belles et même si L4 est très mouillée aujourd’hui, il en faut plus que cela pour perturber Antoine qui y grimpe comme si c’était sec.

L5 est une belle dalle plutôt facile et L6 est courte mais avec un joli passage.

Au passage d'ailleurs on peut admirer le tout "petit" anneau de rappel à R5. On en a rarement vu des comme ça.

Sortie sous l’œil des planeurs d’une belle petite voie de reprise, en second pour moi, et sans problème pour Antoine qui déroule déjà dans ce modeste niveau pour lui. Belle vue sur les Bauges et le bassin chambérien. Tout est très vert et la neige parait bien loin d’un coup. Le retour à la voiture est tranquille et rapide. Une fois arrivée après quelques minutes de discussions sympa avec nos prédécesseurs dans la voie, le retour à la réalité est lui brutal. Ce n’est qu’un peu de vitre brisée et quelques papiers ou rectangle en plastic, mais bon c’est toujours très énervant. Amis grimpeurs si vous allez au Peney tant que le chemin d’accès n’est pas réouvert ne laissez rien dans vos voitures en bord de route.

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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 17:17

Bon certes il fait trop chaud en ce moment, mais nous on a trouvé comment finalement bien se cailler. Ca commence hier matin quand en allant bosser (chacun de son coté) Manu et moi avons remarqué le super levé de soleil sur le Vercors et particulièrement sur le Pic saint Michel. On avait voulu aller faire la voie du photographe une matinée de juin mais la pluie arrivée plus vite que prévue en avait décidé autrement. Comme ce samedi la météo annonce beau au moins le matin et qu’il ne fait pas encore trop froid ça peut être l’occasion. On se contacte et hop rendrez vous est pris pour le lendemain avec un seul impératif rentrer sur Grenoble vers 13 heures. Dès notre arrivée au plateau Saint Ange on se dit que ça va peut-être être rude, en effet il fait 8° alors qu’à Grenoble il faisait 1° mais c’est au prix d’un vent de sud assez soutenu. Bon aller peut-être que dans la voie on sera légèrement abrité du vent… (quoique vu comme ça souffle au parking ce serait étonnant…). Aller pas grave, de toute façon la voie n’est pas très longue, assez bien équipée, on a un peu de marge donc on va aller tester.

Le résultat a validé (au-delà de nos espérances…) quelques évidences que notre petite expérience montagnarde laissait pressentir. Pêle-mêle : la barrière est du Vercors n’est pas du tout abritée du vent de sud, plus on monte plus y a du vent, sur un éperon avec l’effet venturi c’est pire…. 

Enfin bon après quelques moments piquants, une onglée mémorable dans le dièdre de L2 sans aucune sensation d’escalade et quelques relais sur l’éperon dans une ambiance de réacteur, on s’en sort finalement avec de bons souvenirs et cette voie est toujours aussi belle. En plus, après une descente au pas de course (on a même transpiré, douce sensation pour nous aujourd’hui), Manu m’a déposé à Seyssins à 13h10 et on a pu vaquer à nos occupations d’après midi sans problème. Et puis bon, pour un 2 décembre on ne va pas se plaindre. En plus pour mes 15 prochains jours sous les tropiques ça fera enfin un beau contraste de température. 

Levé de soleil

le dièdre d'attaque

L1 c'est facile et on avait encore presque pas froid

Manu quitte R3 dans un petite grotte : le seul endroit abrité de la voie

Sommet avec si si des traces de neige au premier plan

 La voie de profil, on devine quelques relais plein vent sur l'éperon

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25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 07:52

Avec ces températures mais quand est-ce qu'on va s'arrêter de grimper ? Ceci dit c'est pas mal, mais un peu de glace et de neige en cette saison on ne se plaindrait pas... Enfin bon, pour continuer à profiter de cette météo farceuse nous voilà de retour à Pontamafrey, ses marches d'approches épuisantes, sa falaise pas si moche, ses chemins cachés fort sympathique. Cette fois on est dans la partie droite de la falaise. Pour la découvrir tranquillement on choisit la voie la plus facile : «Les Lépreux». Elle nous réservera une assez belle escalade avec quelques passages assez soutenus (L4 en 6a par exemple) entrecoupés de longueurs plus faciles en 5/5+. On reviendra sûrement dans le coin pour profiter des autres voies (mais non pas cette année, il va bien finir par faire froid...).  A propos de la chaleur et du vent d'ailleurs, à l'aller comme au retour on a pu voir l'influence de celui-ci sur les températures : il faisait 20 à Grenoble, 12 dans la combe de Savoie plus abritée et 20 de nouveau à Pontamaffrey. Dans la voie malgré le vent on aurait pu grimper en tee-shirt comme dans un vrai sèche cheveux. 

Après une marche d'approche épuisante, Olivier peut profiter d'un départ tout confort pour récupérer.

Dans L4 fort soutenue 

Traversée de L6 et vallée de la Maurienne

Dernière longueur et la voiture tout en bas

Chemin de descente très sympa

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15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 22:24

Sur une idée de Lio, nous voilà partis pour un petit tour autour des lacs Robert. Ca change un peu des voies avec 5 minutes de marche d’approche. Pour bien profiter de l’endroit, on a prévu un enchaînement de 4 voies, 3 faciles et bien équipées (Gaspard, Brianna, Crotte de Bique)  avec au milieu un peu de terrain d’aventure (arrête W du Petit Van). Les voies faciles sont toutes avalées très rapidement. J’en avais déjà parcouru 2 avec Lisa et avec toutes les manœuvres réglementaires. C’est plutôt marrant de les parcourir à corde tendue, on part du bas et on n’arrête pas de grimper jusqu’en haut. On se surprend à plus gérer le souffle que l’escalade elle-même. Pour l’arrête W du Petit Van on a aussi eu ce qu’on cherchait mais pas forcément comme on l’attendait. L’arrête paraît jolie de loin avec ses 2 gendarmes, mais une fois dedans l’escalade est plutôt décevante. La progression dans le bas du dernier ressaut s’avère assez délicate car le rocher est très délité et peu protégeable. Bon certes on avait de la marge mais c’était quand même bien pourri, le genre de passage qu’on est quand même content d’avoir fait mais qu’on ne refera sûrement pas.

Au total, une belle rando/grimpe en toute décontraction. On a aussi eu droit à quelques survols impromptus, d’abord l’helico du PGHM qui s’est entraîné à faire une dépose/reprise de sauveteurs dans Brianna, puis un aigle royale qui profitait du fort vent de sud le long du versant sud du petit Van.

Le pillier sud de Gd Eulier ou se déroule Max et Gaspard 

Dans Gaspard

Sortie de Gaspard on replie la corde

Dans Brianna

Arête W du Petit Van pas si mal ici

Un peu de neige au sommet du Petit Van

Arrivée souriante au sommet de la Botte

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