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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 10:04

Une voie avec 5 minutes de marche d’approche super, aucun problème d’itinéraire ("Granitiquement votre" sur la falaise de Pontamafrey en Maurienne). Arrivés au parking, on jette un œil rapide sur la photo du topo, Ok pas de problème, on laisse le topo à la voiture et on part. En plus comme il est déjà tard (10h30) et que la pluie est annoncée dans l’après midi, on ne traîne pas. Au bout de 10 minutes dans les éboulis on se dit que bon ils ont été légers sur les 5 minutes, mais la paroi est là donc on aura qu’à suivre sa base. On tombe tout de suite sur «Plein les yeux » voie plus difficile bien à gauche de la notre. Donc on repart vers la droite… jusqu ‘au bas le la paroi…toujours rien…on remonte (on croise des marques bleues, tient il me semble qu’ils parlaient de marques blanches) … toujours rien…(on va quand même pas buter dans un truc pareil). Retour à la voiture où on ressort le Topo, et là tout s’éclaire (imbéciles) on n’était pas parti du bon coté. Après correction d’itinéraire la voie est effectivement à 5 minutes de la voiture, l’accès est bien balisé par quelques flèches blanches. On peut enfin attaquer après 35 minutes de « bourrinage » dans les éboulis et les broussailles. La voie se déroule sans problème, équipement très serrés, 8 longueurs (+ 2 de transition) qui grimpent toutes dans le 5/5+ avec quelques pas plus durs. Même si l’environnement n’est pas grandiose, on est tout prêt de la vallée (voie ferrée, autoroute), c'est une bonne alternative pour une journée fraîche ou au temps incertain. Au sommet on a une très belle vue sur la spectaculaire route de Mont Vernier qu’on emprunte à la descente. En plus malgré nos errements initiaux dame nature a été sympa avec nous, la pluie est arrivée vers 15h30 alors qu’on était déjà sur la route du retour pour Grenoble. 

Manu emerge de 30 minutes de vagabondage brousailleux

Début de L5, qq métres de 6b (ou A0/5c)

Dans L6, la voiture tout en bas

Les lacets de la route de Mont Vernier vue de la sortie

Cascade et via ferrata de Pontamaffrey

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 20:17

Rien de tel qu’une petite face est pour se réchauffer en ce moment, nous voici donc au Roc de Bœufs avec Antoine et Jean Louis. Nous y avions repéré une voie en début de saison au cours d’un parcours des « Grattons laveurs ». En plus Antoine et Jean louis ont ouvert une voie dans cette paroi il y a 20 ans : « Eunuque Numide », l’occasion aussi d’aller y jeter un œil (humide…), la voie du jour à priori « Pétiollette » n’en étant pas très loin. Pour cette dernière, on n’avait pas de topo mais fort du poids des ans (notre immense expérience quoi) de notre enthousiasme de jeunes hommes et de nos parcours précédents on pensait bien s’en sortir sans trop de problème. Ce fut le cas avec quelques moments d’hésitation, dans L4 par exemple où après le pas le plus technique de la voie on trouve un piton puis plus rien sur une quinzaine de mètres. En fait il faut traverser à droite et rejoindre des cannelures où on finit par trouver un piton. Arrivé à R4 aussi où, après quelques discussions (les spits dorés que l’on suivait jusque là partant dans «Septembre Noir» avec de l’escalade visiblement plus facile), Antoine s’est lancée dans un longueur magnifique de 50 m en dalle mais avec seulement 5 points, nous prouvant encore son assez bon état de marche (en escalade en tous cas parce qu'à la descente ça reste à voir...).  

A l’issu de cette longueur on sort sur l’arrête d’où la vue est très belle sur les Bauges et le lac d’Annecy. Ceci conclut une belle voie de 5 grandes longueurs (toutes de 45 à 50 mètres), avec des pas techniques (6a obligé, 6b max en dalle), un peu d’engagement mais surtout beaucoup de décontraction et de rigolade.

Les vieux spits et les vieux relais de «Eunuque numide» sont toujours là, il faudra aller la refaire un de ces 4. Par contre «Septembre Noir» plus facile et vraiment très proche de la voie qu’on a faite a peut être perdu un peu de son intérêt.

Vieux grimpeurs frigorifiés

De L1 on voit déjà la belle dalle de la dernière longueur

Fiers comme tout devant la belle dalle d'Eunuque Numide (un peu penché non le lac d'Annecy...)

L3 ça se redresse un peu

L5 après 30 m et 3 spits Antoine toujours guilleret

Dernier relais plein ciel

Vieux grimpeurs heureux

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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 21:34

Cadre sympa, vue sur l’Aiguille des Glaciers et sur une partie de l’arête de Peuterey, marche d’approche réduite, retour très simple, c’est de la pure grimpe plaisir qu’on vient chercher à Séloge. Bon, pour en profiter il faut aimer l’escalade en dalles et ne pas craindre de grimper avec un léger engagement entre les points. Aujourd’hui, compte-tenu de la présence de 4 cordées occupant déjà 3 voies nous avons choisi, après consultation du topo et discussion avec l’une des cordées, d’aller faire « les temps modernes ». Cela s’est avéré un excellent choix. Après 2 longueurs faciles en 4+ mais qui donnent déjà bien le ton de la voie, on continue par 4 très belles longueurs en 5+ avec un peu de 6a. De belles dalles à friction typiques de Séloge mais aussi quelques belles écailles, petits surplombs et passages sur knobs qui en font certainement une des belles voie de la falaise. Après, comme souvent dans le coin, la journée se termine par une super part de tarte (clafoutis aux Poires ce jour) dans la sympathique auberge de la Nova.

La falaise de Séloge

Les premières longueurs

Escalade finalement assez variée

C'est tout droit

 

Que du bonheur

Retour Champêtre en face de l'aiguille des Glaciers

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 21:16
Pour profiter pleinement de cet été indien on avait envie de passer un vrai long moment en montagne. On a donc décidé d'aller faire le pilier sud de l'aiguille de la Nova dans le Beaufortain. J'avais déjà fait cette voie il y a une vingtaine d'années, depuis elle a été rééquipée et une attaque directe avec 4 nouvelles longueurs a été tracée. En plus, la présence probable de neige versant nord qu'on va devoir emprunter lors du parcours des arêtes pour redescendre promet de rendre la course encore plus complète.
Le résultat s'est effectivement révélé conforme à nos attentes. Une marche d'approche tranquille et assez longue (900 mètres) pour discuter et profiter du paysage. Une escalade plaisante, les pas de 6a des premières longueurs sont courts, les longueurs en 4+/5 sont vraiment magnifiques, le tout à peine tempéré par quelques longueurs faciles assez quelconques en milieu de voie. Pour la descente nous avons renoncé à l'arête ouest car vue l'enneigement du versant nord le passage de désescalade annoncée dans un dièdre de 60 mètres ne nous tentait pas vraiment. On est donc passé par l'arête nord-est dont l'essentiel du parcours se fait sur le flanc sud et on n'a pas été déçu. Bien que j'ai déjà effectué ce parcours, je n'en avais aucun souvenir (les ravages de l'âge ?) et donc après chaque passage de gendarme le suspense était entier quant au passage à venir : neige pas neige ? versant nord, versant sud ? Au final avec le pied montagnard ça passe assez facilement même avec de la neige et il y a toujours un spit ou un piton aux endroits ou il faut grimper vraiment. 

Au total une superbe journée entre amis en montagne, une vue magnifique de tout cotés, personne dans le secteur à cette époque de l'année. Ah oui aussi le gag du jour (toujours les ravages de l'age ?), on avait pris quelques friends, puis au départ on s'est dit qu'ils seraient inutiles et en effet on ne les a pas utilisés, sauf que j'en ai oublié un à l'attaque ce qui m'a valu une remontée pénible pour aller le récupérer pendant que Jacques matait tranquillement les chamois du versant ouest du Rognais.

Soleil à l'attaque vers 10 heures 

Dans les premières longueurs

Surplomb pas facile pour du 5b

magnifiques dalles de la partie finale

Dernière longueur

Ambiance plus fraîche sur l'arrête NE

Et même un peu de neige

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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 13:01

Pour se reposer de la verticalité de la Faboyarde, on voulait quelque chose de paisible et de pas engagé tout en grimpant quand même un peu.  On est donc allé au Roc Rouge en Lauzière que je connaissais plus au départ pour ses couloirs à ski. L'approche est très colorée au milieu des myrtilles, la voie est entrecoupée de nombreuses vires et sections où il faut marché, mais réserve aussi de très belles longueurs d'escalade bien équipées (L3 et  L7 notamment en 6a+ et 6b) sur du beau granite jaune ou rouge. Au total une bonne demi-journée bien cool pour nous qui avions décidés ce jour de ne pas nous mesurer à une "fière et grande paroi verticale". Au fait la voie s'appelle "la 7eme compagnie".

Approche très colorée au milieu des myrtilles

Beau granite jaune de L3

Dans L4 :  vue très représentative de l'ambiance paisible de la voie

Superbe L7 en beau granite rouge très sculpté

Dans L8, avec toujours une prairie pas très loin

 

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