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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 07:19

Je suis un fan de david Lynch, il était donc incontournable pour moi d'aller voir INLAND EMPIRE. Je ne le conseillerai pas forcément à tout le monde mais si vous aimez l'univers «Lynchien» en voici quelques bonnes impressions.
Au début c'est déjà très «Lynchien» mais on a un fil conducteur : une actrice un peu passée de mode retrouve un rôle dans un film sentimental, elle tombe amoureuse de son partenaire, son mari est jaloux... Mais une fois que Nikki (Laura Dern) passe une porte avec une inscription mystérieuse  (quelque chose comme Naxxon) on bascule dans encore plus irrationnel. On se retrouve en Pologne et là commence un va et viens entre plusieurs situations, scènes, lieux, personnages... Il faut accepter alors d'entrer pleinement dans l'univers de David Lynch et de se laisser porter par la «magie  lynchienne » : ambiance irréelle, gros plan époustouflants....(ou s'ennuyer ferme et fuir...). 
A la fin même si cette fois toutes les pièces du puzzle ne se remettent pas vraiment en place contrairement à Mulholland Drive, cela n'a pas vraiment d'importance. Les dernières scènes, même si je ne n'ai pas compris exactement comment on en arrivait là, sont très belles. C'est un beau moment esthétique et musical, « sweet » est d'ailleurs le dernier mot du film.
On peut donc rester très perplexe si on ne se laisse pas aller à l'expérience, voici d'ailleurs une phrase du maître lui- même :  « Le cinéma est un langage qui cherche à s'affranchir des mots pour créer des sensations. Pourquoi voulez-vous absolument remettre des mots sur cette expérience ? Pourquoi ne voulez-vous pas seulement ressentir les choses ? ». Pour moi en tout cas avec son cinéma ça marche.

 


Dans un tout autre genre, si vous avez envie de rire, si vous n'avez pas le moral (et même si vous l'avez), prenez votre vieux combi Wolkswagen, poussez le s'il ne démarre pas et COUREZ voir Little Miss Sunshine, comédie familiale émouvante, généreuse et déjantée. Le concours final est vraiment un grand moment de délire. Sur Grenoble où il ne passe plus qu'au Club à 19h30, la salle était comble et a applaudi à la fin, chose assez rare. 

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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 13:51

On n’avait perdu de vue Jacques Higelin depuis l’époque héroïque de «Champagne» et des concerts faramineux style «Live à Mogador» dans le début des années 80. A la fin de celles-ci il avait sorti «Tombée du Ciel» un tube mais un peu trop facile… Depuis s’il avait chanté Trenet avec brio, on n'avait plus trop eu l’occasion de l’écouter lui. Là avec son dernier disque «amor doloroso», on retrouve totalement le «poète troubadour», celui qui en concert nous fait rire ou pleurer.

Ecoutez-le ça détend et ça fait du bien

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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 21:13

Je pars au Congo ce week-end, j’y suis déjà aller l’an dernier. Souvent on voit les pays africains de très loin et surtout on ne comprend pas vraiment ce qui s’y passe (coutumes, coup d’état, chef de guerre, corruption…). A l’occasion de ce premier voyage on m’a offert Ebène de Ryszard Kapuscinski. Ce livre raconte les 40 ans passés à sillonner l’Afrique de ce journaliste et écrivain polonais. Arrivé à Accra (capitale du Ghana) comme simple correspondant d’une agence de presse polonaise en 1957, il s’est efforcé de toujours vivre au contact des gens, loin des palaces et de l’histoire «officielle». C’est plein de délicatesse, c’est parfois drôle, émouvant ou tragique. Cela nous permet de vivre nombres de problèmes quotidiens (tumulte permanent, chaleur écrasante...) et nous offre un autre éclairage sur de nombreux événements «historiques» (coup d’état, génocide Rwandais…). C’est vraiment passionnant, ça se lit comme un roman. A travers son récit on perçoit vraiment ce que sont les valeurs et l’âme de la civilisation africaine ainsi que toute la diversité et la beauté de ce continent fascinant.

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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 12:10

Il y a toujours plein de films qu'on a envie d'aller voir, puis on n'a pas le temps, d'autres les remplacent qu'on aimerait voir aussi... du coup ce week-end petite séance de rattrapage.

 

"Babel", le dernier opus d' Alexandro Gonzalez Inarritu. C'est toujours la même construction, des histoires apparemment sans rapport qui finalement se rejoignent, mais le trait est un peu trop appuyé cette fois. Il y a en outre pas mal de clichés (les Américains qui ont peur de tout à l'étranger, les policiers marocains brutaux...) et même si il y a aussi de très beaux moments sur les rapports humains dans des situations complexes (un homme et sa femme après la perte d'un enfant, un père et sa fille après le suicide de sa mère...) c'est décevant par rapport à « Amours chiennes » ou « 21 grammes ».

Prête moi ta main : comédie française pétillante, le couple Alain Chabat/Charlotte Gainsbourg fait merveille. Charlotte Gainsbourg est dans la même veine que dans «La science des rêves». Alain Chabat aussi, dans ce dernier film sa prestation dans un second rôle était déjà assez savoureuse, là il prend toute sa dimension de gros nounours a la fois drôle et émouvant.

 

The Host : un OVNI coréen qui mélange tous les genres sur la base au départ d'un film de monstre. Après on rit, on frissonne, c'est à la fois une satire sociale, du grand guignol. Ca dénonce l'incompétence des autorités coréennes apparemment sous tutelle américaine et montre la formidable solidarité d’une famille plutôt bizarre dans l’adversité… et plein d'autres choses encore. Bref un cocktail à la fois détonnant et émouvant à déguster sans modération

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14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 21:26
Stephen Frears se tire très bien d’un sujet qu’on pourrait penser «casse gueule» : les rapports entre la reine Elisabeth et Tony Blair, qui vient d’accéder au pouvoir, au moment de la mort de Lady Di. Il brosse un tableau subtil du comportement britannique tiraillé entre tradition et modernisme. C’est parfois drôle ou émouvant. Helen Mirren dans le rôle de la reine et Michael Sheen dans le rôle de Tony Blair sont vraiment convaincants. Leurs entourages respectifs sont aussi assez savoureux. Alastair Campbell en gourou de la com et Cherie Blair en républicaine convaincue coté Blair. Le prince Philip en vieux reac monarchique et la reine mère en vieille dame parfois dépassée mais pas dénuée d’humour coté Elizabeth. A coté de tout ça, le Prince Charles (sans ses grandes oreilles) est dépeint comme quelqu’un de plutôt digne et sensible.

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