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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 15:37

Les délices de la cascade par un hiver sans neige c’est qu’avec un peu de marche on peut accéder facilement à des vallons lointains. Outre le plaisir de s’y retrouver seul, c’est aussi l’occasion, loin des classiques parfois trop fréquentées, de découvrir des lignes dont on n'imaginait même pas l'existence. Aujourd’hui par exemple c’est le vallon de Vaunoire qu’on va explorer. L’accès au parking d’été se fait sans problème et si on avait quelques idées pour le bas, le beau temps nous pousse quand même à aller voir un peu plus haut.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Vers 1500 on sort de la forêt pour déboucher dans la partie haute, l’horizon s’élargit, les cascades et goulottes de la cabane sur Combe Oursière (un souvenir d'il y a 6ans...) sont bien sèches, mais ça nous est un peu égal car on a déjà trouvé notre perle du jour.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Pour la forme on poursuit encore pour voir d’un peu plus près les cascades de Plancol. Un petit zoom sur « Passager clandestin »  (parcourue l’an dernier), « L’homme de l’Est » et « Fin de séjour », les 2 premières n’ont pas l’air mal mais ce n’est pas là qu’on va aller aujourd’hui.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Tout en profitant du vallon et de son éclairage contrasté, on revient sur nos pas pour nous diriger vers celle qu’on a choisit.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Une approche décontractée en mode ruisseling avant d’atteindre rapidement les premiers ressauts.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Aucun n’est véritablement soutenu, mais tous permettent quelques pas de grimpe très plaisants

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Ambiance tranquille et angles de vue sympas. Plus on monte plus ça coule et si entre les ressauts ça court, il faut quand même déployer quelques ingéniosités techniques biens rigolotes pour rester le plus possible au sec…

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Et oui parce que ce qui nous a aussi fait choisir cette cascade aujourd’hui c’est quelle prend le soleil et que par ces températures très basses on s’est dit que c’était le bon moment pour en profiter. 

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

C’est que quand il fait –10, grimper au soleil c’est quand même vraiment le top.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Une dernière longueur et hop l’astre nous laisse même quelques minutes pour plier la corde avant que tout ne se remettent à geler instantanément… La corde n’est plus qu’un gros câble et les gants 2 blocs de glace, mais ce n’est pas grave car on en a terminé.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

La descente à pied tranquille nous permet encore d'apprécier pleinement l'endroit.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Avant de récupérer les sacs et de se boire un petit thé tout en jetant un coup d’œil sur notre ligne du jour. Si comme je le disais on avait bien quelques idées avant de venir ici, celle-ci franchement on n’y pensait même pas, une petite surprise facile et sympathique donc comme savent nous en réserver plein les hivers sans neige, suffit de partir se balader et de lever la tête en fait…  

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 07:52

Une petite ligne repérée lors d’une balade précédente, elle ne semble pas bien difficile mais le haut parait terriblement esthétique, difficile d’y résister du coup….

Les déclices d'un hiver sans neige...

Nous y voici donc avec Georges, prêt à redécouvrir après une première expérience il y a quelques dizaines d’années, les joies de la cascade de glace.

Les déclices d'un hiver sans neige...

200 mètres de marche d’approche, c’est cool et le glaciériste flemmard frétille à l’idée de découvrir une nouvelle ligne…

Les déclices d'un hiver sans neige...

De petits ressauts pour commencer, idéal pour se remettre en jambes et en bras, hum, hum Georges ce bras gauche il part vraiment dans tous les sens…

Les déclices d'un hiver sans neige...

Glace lisse et bien dure, ça fait les mollets

Les déclices d'un hiver sans neige...

Relais sur broches

Les déclices d'un hiver sans neige...

Brochage cool et langue de glace qui serpente au milieu du rocher, c’est vraiment très joli tout cela

Les déclices d'un hiver sans neige...

Relais encore

Les déclices d'un hiver sans neige...

Et le clou de la balade, les 2 longueurs finales, celles qui nous faisaient saliver depuis le bas.

Les déclices d'un hiver sans neige...

On ne sera pas déçu, c’est facile mais diablement classe.

Les déclices d'un hiver sans neige...

En plus la glace y devient sorbet

Les déclices d'un hiver sans neige...

Trop bon non ?

Les déclices d'un hiver sans neige...

La sortie, on s’arrête ici, plus haut ça deviendrait de l’alpinisme ou même du ski puisque ce jour et par bon enneigement on était descendu par les dalles à droite de Georges. Aujourd’hui après quelques franchissements d’arcosses un peu rigolos, en suivant les traces de chamois, par un cheminement astucieux on rejoint facilement l’attaque. Voilà pour cette bien jolie ligne facile, à ne pratiquer bien sûr que les années de disette neigeuse puisque sinon, outre quelle est dans l’axe de toutes les coulées qui viennent du dessus, elle ne doit même pas exister car entièrement recouverte par la neige.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 17:36

A part cette courte expérience il y a 3 ans, Thomas n’avait encore jamais chaussé les crampons, pire que ça même, il n’avait jamais non plus planté un piolet dans une motte de terre… Pour un Bertonche franchement ça ne pouvait plus durer.

Initiation...

Nous y voici donc ce matin, -4 en partant de la maison + 5 à la Croix, hum, hum c’est sur vaut mieux être là haut.

Initiation...

Un petit apprentissage pendant la marche d’approche

Initiation...

Et hop nous voici dans le vif du sujet, le dry touffing c’est simple, de délicats appuis de pied et quelques bonnes touffes bien fermes.

Initiation...

Ici c’est aussi malicieusement encaissé

Initiation...

Et il y a quelques ressauts un peu plus techniques mais pas trop, parfait pour une découverte.

Initiation...

Et puis même s’il ne fait pas bien froid, c’est toujours un plaisir de sortir au soleil.

Initiation...

Vive Grenoble et son petit alpinisme de demi-journée à taille urbaine…

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 08:48

Après notre petite promenade de remise en forme du week-end dernier nous voici de retour vers le Poursoullet.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Aujourd’hui on choisit un objectif plus classique pour maximiser nos chances de réussite, enfin pour la réussite c’est ce qu’on croyait puisque pour le coup on n’est pas passé si loin du but avant même d’avoir commencé

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Enfin bon on reviendra sur ce détail en fin d’article en attendant c’est vers la goulotte Kempf qu’on se dirige. Il y a juste une cordée dans le secteur qui va vers le couloir NW, nous on doit brasser comme des malades pour atteindre le pied de la goulotte un peu plus à droite mais ce n'est pas bien grave parce que cette fois c'est sûr, ça va être bon.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Vers 10h on attaque. Ambiance splendide

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

R1 sur broches.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Au-dessus on continue toujours dans cette superbe ambiance encaissée et bien fraiche pour le coup puisqu’une légère brise canalisée par la goulotte vient nous rappeler qu’ici au moins on est quand même bien en hiver.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

L3 la plus technique en glace, au-dessus de Cyril on trouvera le seul relais sur spits mais on ne le sautera pour aller relayer sur friends au pied de la rampe en mixte.  Je pense que comme cela c’est mieux puisque que ça permet à l’assureur de suivre la progression plutôt délicate du premier dans cette fameuse rampe.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

La rampe donc, pas très dure mais difficilement protégeable, 2 points en 50m, sûr qu’en tête il faut bien réfléchir avant de s’engager dans les pas.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

La sortie de la rampe, aérienne car on débouche sur un petit éperon avant de redescendre dans le couloir NW juste sous les cascades du haut.  Voilà pour cette goulotte Kempf, 3 belles longueurs de glace puis une longueur de mixte, une difficulté qui va crescendo (tout en restant très raisonnable), on a adoré…  

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Dans le NW on retrouve la cordée croisée pendant l’approche, Cyril grimpe en parallèle c’est un poil plus raide.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

A la sortie on ne traine pas pour remonter les grandes pentes sommitales et retrouver le soleil, c’est qu’on s’est un peu caillé aujourd’hui.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

C’est sûr il fait meilleur ici.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Une dernière petite remontée où on profite pleinement du soleil et du panorama

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Et hop on replonge dans l’ombre pour redescendre sur le lac Fourchu. Un peu longuet ce retour d’autant qu’une fois au Poursoullet la course n’est pas tout à fait terminée pour nous puisque c’est là qu’on revient au détail initial…

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Les « naufragés du Poursoullet »  une belle et sympathique brochette de grimpeurs grenoblois inconséquents (et oui parce qu’on n’est pas les seuls dans ce cas…) qui n’ont pas mesuré les effets de la micro chute de neige de lundi. Si si je  vous jure il a bien neigé et ici on est passé d’une route parfaitement sèche à une route un poil blanche. Trois fois rien certes mais c’est suffisant pour empêcher une voiture mal chaussée de progresser. Du coup si on s’est tous maudit de tant de légèreté (oui, oui on avait tous moult voitures mieux chaussées et autres chaines à neige dans nos garages...) et qu’on est tous arrivés tant bien que mal à 1600, le point le plus bas de la route, on n’est maintenant tous coincés ici, dans la bonne humeur certes mais quand même.  Bon heureusement on n’est pas tout seul dans le coin et on ne remerciera jamais assez la cordée qui était dans le couloir NW du Grand Van de nous avoir gentiment tracté jusqu’au point haut de la route. Il on fait 2 aller/retour (1 par voiture), les gars si vous lisez ces lignes et qu'on se recroisse c'est open bar pour vous...

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:38

Après un week-end dernier au soleil, aujourd’hui on choisit l’ombre. En arrivant au parking il y a déjà une vingtaine de voiture mais on ne s’inquiète pas trop de la fréquentation puisqu’on a décidé d’aller explorer le coté obscur de la montagne.

Le coté obscur...

Une centaine de mètre de dénivelé sur le sentier et on part vers le haut. Un couloir pierreux et encaissé un peu délicat et hop nous voilà sur la neige.

Le coté obscur...

L’axe de la goulotte se dévoile, neige dure, quelques courts ressauts un peu plus raides, c’est sympa, on laisse la corde sur les sacs et ça déroule.

Le coté obscur...

Il y a même quelques passage en glace par endroit.

Le coté obscur...

Quelques jolie étroitures

Le coté obscur...

Tout doucement on se rapproche du vrai objectif. Hum, hum de loin il ne paraît pas très fourni…

Le coté obscur...

De près non plus d’ailleurs

Le coté obscur...

On va tâter la bête sur ses premiers mètres, on s’en écarte même un peu pour en avoir une autre perspective… non décidément non tout cela nous semble beaucoup trop aléatoire. 

Le coté obscur...

Depuis notre perchoir 850 m au-dessus du parking, un coup d’œil sur l’aglo encore bien embrumée et on signe le but pour entamer la redescente.

Le coté obscur...

600 m de pentes soutenues à désescalader, un très bon exercice de cramponnage, tantôt en marche arrière quand c’est un peu plus raide ou glacé.

Le coté obscur...

Tantôt de face quand ça s’adoucit un peu, ça fait les mollets et les cuisses.

Le coté obscur...

Un grand rappel de 60 mètres (ouf on n’a pas monter la corde pour rien finalement) nous permet de passer la barre du bas et nous revoilà en bas de notre face du jour. Ne chercher pas la goulotte d’ici elle ne se voit pas, c’est justement pour cela qu’on voulait aller la découvrir loin du monde mais loin de la glace aussi pour le coup… Hum, hum c’est ça aussi le "risque" et le "plaisir" d’aller explorer le coté obscur, si on y est souvent tranquille, on ne gagne pas à chaque fois… enfin bon du coup on sera de retour à Grenoble pour la sieste et ça quand même ça n’a pas de prix. 

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