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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 08:48

Après notre petite promenade de remise en forme du week-end dernier nous voici de retour vers le Poursoullet.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Aujourd’hui on choisit un objectif plus classique pour maximiser nos chances de réussite, enfin pour la réussite c’est ce qu’on croyait puisque pour le coup on n’est pas passé si loin du but avant même d’avoir commencé

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Enfin bon on reviendra sur ce détail en fin d’article en attendant c’est vers la goulotte Kempf qu’on se dirige. Il y a juste une cordée dans le secteur qui va vers le couloir NW, nous on doit brasser comme des malades pour atteindre le pied de la goulotte un peu plus à droite mais ce n'est pas bien grave parce que cette fois c'est sûr, ça va être bon.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Vers 10h on attaque. Ambiance splendide

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

R1 sur broches.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Au-dessus on continue toujours dans cette superbe ambiance encaissée et bien fraiche pour le coup puisqu’une légère brise canalisée par la goulotte vient nous rappeler qu’ici au moins on est quand même bien en hiver.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

L3 la plus technique en glace, au-dessus de Cyril on trouvera le seul relais sur spits mais on ne le sautera pour aller relayer sur friends au pied de la rampe en mixte.  Je pense que comme cela c’est mieux puisque que ça permet à l’assureur de suivre la progression plutôt délicate du premier dans cette fameuse rampe.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

La rampe donc, pas très dure mais difficilement protégeable, 2 points en 50m, sûr qu’en tête il faut bien réfléchir avant de s’engager dans les pas.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

La sortie de la rampe, aérienne car on débouche sur un petit éperon avant de redescendre dans le couloir NW juste sous les cascades du haut.  Voilà pour cette goulotte Kempf, 3 belles longueurs de glace puis une longueur de mixte, une difficulté qui va crescendo (tout en restant très raisonnable), on a adoré…  

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Dans le NW on retrouve la cordée croisée pendant l’approche, Cyril grimpe en parallèle c’est un poil plus raide.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

A la sortie on ne traine pas pour remonter les grandes pentes sommitales et retrouver le soleil, c’est qu’on s’est un peu caillé aujourd’hui.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

C’est sûr il fait meilleur ici.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Une dernière petite remontée où on profite pleinement du soleil et du panorama

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Et hop on replonge dans l’ombre pour redescendre sur le lac Fourchu. Un peu longuet ce retour d’autant qu’une fois au Poursoullet la course n’est pas tout à fait terminée pour nous puisque c’est là qu’on revient au détail initial…

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Les « naufragés du Poursoullet »  une belle et sympathique brochette de grimpeurs grenoblois inconséquents (et oui parce qu’on n’est pas les seuls dans ce cas…) qui n’ont pas mesuré les effets de la micro chute de neige de lundi. Si si je  vous jure il a bien neigé et ici on est passé d’une route parfaitement sèche à une route un poil blanche. Trois fois rien certes mais c’est suffisant pour empêcher une voiture mal chaussée de progresser. Du coup si on s’est tous maudit de tant de légèreté (oui, oui on avait tous moult voitures mieux chaussées et autres chaines à neige dans nos garages...) et qu’on est tous arrivés tant bien que mal à 1600, le point le plus bas de la route, on n’est maintenant tous coincés ici, dans la bonne humeur certes mais quand même.  Bon heureusement on n’est pas tout seul dans le coin et on ne remerciera jamais assez la cordée qui était dans le couloir NW du Grand Van de nous avoir gentiment tracté jusqu’au point haut de la route. Il on fait 2 aller/retour (1 par voiture), les gars si vous lisez ces lignes et qu'on se recroisse c'est open bar pour vous...

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 18:38

Après un week-end dernier au soleil, aujourd’hui on choisit l’ombre. En arrivant au parking il y a déjà une vingtaine de voiture mais on ne s’inquiète pas trop de la fréquentation puisqu’on a décidé d’aller explorer le coté obscur de la montagne.

Le coté obscur...

Une centaine de mètre de dénivelé sur le sentier et on part vers le haut. Un couloir pierreux et encaissé un peu délicat et hop nous voilà sur la neige.

Le coté obscur...

L’axe de la goulotte se dévoile, neige dure, quelques courts ressauts un peu plus raides, c’est sympa, on laisse la corde sur les sacs et ça déroule.

Le coté obscur...

Il y a même quelques passage en glace par endroit.

Le coté obscur...

Quelques jolie étroitures

Le coté obscur...

Tout doucement on se rapproche du vrai objectif. Hum, hum de loin il ne paraît pas très fourni…

Le coté obscur...

De près non plus d’ailleurs

Le coté obscur...

On va tâter la bête sur ses premiers mètres, on s’en écarte même un peu pour en avoir une autre perspective… non décidément non tout cela nous semble beaucoup trop aléatoire. 

Le coté obscur...

Depuis notre perchoir 850 m au-dessus du parking, un coup d’œil sur l’aglo encore bien embrumée et on signe le but pour entamer la redescente.

Le coté obscur...

600 m de pentes soutenues à désescalader, un très bon exercice de cramponnage, tantôt en marche arrière quand c’est un peu plus raide ou glacé.

Le coté obscur...

Tantôt de face quand ça s’adoucit un peu, ça fait les mollets et les cuisses.

Le coté obscur...

Un grand rappel de 60 mètres (ouf on n’a pas monter la corde pour rien finalement) nous permet de passer la barre du bas et nous revoilà en bas de notre face du jour. Ne chercher pas la goulotte d’ici elle ne se voit pas, c’est justement pour cela qu’on voulait aller la découvrir loin du monde mais loin de la glace aussi pour le coup… Hum, hum c’est ça aussi le "risque" et le "plaisir" d’aller explorer le coté obscur, si on y est souvent tranquille, on ne gagne pas à chaque fois… enfin bon du coup on sera de retour à Grenoble pour la sieste et ça quand même ça n’a pas de prix. 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 18:39

Enfin footing, footing faut pas pousser, ça bien longtemps que je ne courre plus et si au niveau timing (2h a/r) ça pourrait correspondre à un gros footing en fait c’est juste une façon ludique d’aller poser la grimace rituelle.

"Footing" à la Croix

Comme on ne peut décemment pas y aller à ski en ce moment, je choisis encore le dry touffing. En solo c’est simple juste un baudrier, des crampons et 2 piolets, un fois les bâtons pliés tout ça est bien léger finalement.

"Footing" à la Croix

Ce coup ci en plus, même les piolets ont été de trop puisque entre neige couic-couic et prises parfaitement dégagées, je ne les ai pas utilisés du tout. Comme ça l’exercice est plutôt marrant. 

"Footing" à la Croix

Retour à la voiture pile au coucher de soleil.

"Footing" à la Croix

Tchao et merci madame la Croix même si tu fais un peu peine au niveau enneigement en ce moment, on peut toujours trouver à s’amuser sur tes flancs.

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 18:15

C’est quoi ce truc là ? Et bien c’est un mixte entre l’escalade sur glace et l’escalade rocheuse le tout parsemé de moult touffes ou autre terre gelée. Ca se pratique bien au fond de quelques goulottes ou anfractuosités mal éclairées comme les contreforts entourant Chamrousse en recèlent tant.

En mode dry touffing...

C’est donc par ici qu’on va ce matin avec Lio. Bien que le télécabine soit ouvert  aux piétons on n’en profite même pas pour privilégier l’approche pédestre (une façon aussi pour Lio de tester son pied tout neuf).

En mode dry touffing...

450 m de déniv et on y est.

En mode dry touffing...

C’est délicieusement enchâssé, la neige est bien ferme, les touffes bien gelées…

 

En mode dry touffing...

Parfait.

En mode dry touffing...

Une première ascension et on rejoint le soleil. On a encore un peu de temps alors une petite redescente et on remet ça dans une autre.

En mode dry touffing...

Quelques jolis pas.

En mode dry touffing...

Des relais improvisés, des passages encaissés et nous voilà à nouveau dans la lumière.

En mode dry touffing...

L’enneigement dans ce secteur de Belledonne ne fait vraiment pas rêver. On est qu’à quelques encablures, alors on va faire un petit tour à la Croix.

En mode dry touffing...

Ambiance high tech et grimace rituelle au sommet. Et hop il n’y a plus qu’à se laisser « glisser » vers la voiture. A 12h03 me dit Lio on y est, notre timing était pour 12h, pas mal, après cette bien agréable matinée on sera à l’heure pour l’autre journée.  

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 23:26

Pour profiter de ce petit intermède hivernal, on prend les skis, les piolets, les crampons, un bout de corde et vers 15h30 on y va

Divine Chamrousserie…

A gauche les fleurs du printemps sont provisoirement en vacances.

Divine Chamrousserie…

A 16h ça y est on attaque notre goulotte, 300m de déniv pour atteindre la Croix

Divine Chamrousserie…

Ca faisait un moment, le ressaut pas si facile de la première longueur nous remet bien dans l’ambiance.

Divine Chamrousserie…

Une longue traversée pour L2 et on repart vers le haut. C’est moins facile que la dernière fois, pas de neige couic-couic, seulement de la fraiche sur des touffes d’herbes pas toujours super gelées. Enfin bon en faisant gaffe y a quand même moyen de trouver de bons ancrages.

Divine Chamrousserie…

Et puis avec la neige fraiche et le soleil, quelle ambiance

Divine Chamrousserie…

Fin de la première partie malicieusement encaissée.

Divine Chamrousserie…

Plus haut on en prend plein les yeux.

Divine Chamrousserie…

Jacques sous la dernière longueur technique, tout cela est vraiment magnifique.

Divine Chamrousserie…

Avant-dernier relais.

Divine Chamrousserie…

Du denier relais, le soleil nous caresse lascivement et nous offre encore de bien jolies images.

Divine Chamrousserie…

Dans les pentes de sortie toujours délicieusement plâtrées.

Divine Chamrousserie…

Juste sous la Croix, il n’y a pas de vent et tout est vraiment très paisible. Au sommet on croise de nombreuses personnes venues profiter d’une si belle fin d’après-midi. A 19h on rechausse les skis.

Divine Chamrousserie…

La neige est bonne mais aussi croutée par endroit, c’est qu’en vrai on est quand même au printemps et qu’à ces altitudes la poudreuse ne dure pas vraiment longtemps. Pour nous en tous cas, aujoud'hui c'était encore une divine Chamrousserie dégustée avec gourmandise… D'autres infos et photos ici

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