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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 08:53

gr1-copie-1

 

 

 

Après avoir aperçu furtivement cela samedi dernier, pas facile d’ailleurs car le sentier qui monte à Plancol est souvent en forêt et les angles de vue sont réduits, j’avais bien envie d’aller faire un tour dans la face nord-ouest de Comboursière. Plus austère et d’accès semblant plus compliqué que la tranquille face nord-est,  2 itinéraires y sont évoqués dans le topo Alpinisme Hivernal en Dauphiné. Une goulotte "Victor", une cascade "Avis de grand frais d’automne", avec peu d’éléments descriptifs toutefois car c’est sûr, pas grand monde ne doit venir traîner ses piolets dans le secteur. Tout ça, plus une photo envoyée par Cécile sur laquelle on voit mieux l’ensemble de la face et je n’ai aucun mal à convaincre Cyril de l’intérêt de la balade.

Enfin balade, balade c’est vite dit surtout pour l’approche. Si sur le papier elle est simple et directe, sur le terrain il en va tout autrement. Un brouillard bien humide, une forêt plus ou moins ruinée avec des ressauts foresto/rocheux raidasses où on sortira crampons et piolets, assurément ça a été le moment le moins agréable de la course. Celui où il faut arriver à conserver sa motivation.

gr2-copie-1Vers 1550 heureusement un petit rappel nous permet de rejoindre le lit du ruisseau des Ruines où si on est toujours dans ce désespérant brouillard la progression est enfin aisée. Vers 1700 au moment où le brouillard nous quitte on débouche enfin dans le joli cirque au pied de la face.

gr3-copie-1Ca valait effectivement la peine de se donner un peu de mal, on repère "Victor" sur la gauche et on se dirige vers notre objectif avec juste à sa gauche ce qu’on pense être la cascade "Avis de grand frais d’automne". C’est tentant aussi, mais au-delà de ces 2 longueurs la ligne nous parait moins logique pour aller au sommet alors on reste sur notre projet initial. La suite en image

gr4L1 en glace bien dure (c’est le credo cette année pour nous, pourtant le sorbet on aime aussi).

gr5-copie-1L2 depuis R1, une pente facile puis un bouchon de neige comme d’habitude beaucoup plus technique qu’il n’y paraît. C’est que c’est raide et mou, heureusement une fine bande de glace rive droite à défaut de pouvoir s’assurer, permet des ancrages délicats mais fermes.

gr6-copie-1Cyril à la sortie de L2.

gr7-copie-1La suite, des passages en neige entrecoupés de jolis ressauts de glace où on progresse rapidement.

gr8-copie-1Ca tourne un peu, du coup on découvre l’itinéraire au fur et à mesure, sympa. Si parfois plusieurs possibilités s’offrent à nous, on choisit à chaque fois de rester dans l’axe de la goulotte.

gr9-copie-1Encore un passage très esthétique pour notre dernier ressaut en glace.  

gr10Après environ 300 mètres d’escalade notre dernier vrai relais dans un cette jolie ambiance goulotte. 

gr11Au-dessus 300m de pentes et couloirs plus ou moins larges nous attendent. C’est la plupart du temps en neige avec cependant quelques courts passages en mixte ou glace facile, nous ferons tout ça à corde tendue.

gr12Vers 13h30 on est au sommet un peu fatigué (c’était pas la super forme aujourd’hui...) mais content bien sûr… Pour la descente on choisit le versant ouest et la cabane de Combe Oursière. Comme on ne connaît pas, ça nous vaut encore un peu de concentration et de réflexion pour trouver le bon passage dans les barres rocheuses. 

gr13Du haut ce n’est pas évident mais en prenant main droite au gros cairn qui marque l’entrée des barres puis en faisant preuve d'un peu de flair ça passera assez facilement. Voila, si le reste de la descente s’effectue sans problème technique, entre l’enfoncement dans la neige parfois jusqu’à la taille et les passages glacés sur le sentier, on ne se repose quand même guère avant d’être revenu au niveau du parking d’été.

gr14Pour conclure notre itinéraire du jour la «goulotte des Ruines*» (photo Cécile du 19/02), dans une jolie face à ne fréquenter que par nivo stable et qu’il faut savoir gagner, c’est pour cela qu’on tenait absolument à y aller ce samedi avant les chutes de neige annoncées. Coté difficultés, si c'est plus difficile que les goulottes de la cabane tant dans l'approche que dans la face, ça reste peu soutenu et très raisonnable, une belle journée decouverte pour nous en tout cas.

* juste un nom comme ça car elle n’en a pas de connu pour nous et qu’outre le nom du ruisseau à sa base, l’approche nous a un peu ruinés...

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 10:58

Depuis une visite à la face nord du grand Armet à ski (89 obligent…) alors que j’étais étudiant, je n’étais jamais revenu dans ce coin. Ce n’est pourtant pas les objectifs qui manquent par ici.  Aujourd’hui ce sera donc l’occasion de revisiter tout cela et de faire découvrir la goulotte à Olivier.

co1S’il y a bien une certaine distance dans l’approche, le manque de neige rend les choses beaucoup plus simple. Après une bonne heure de marche on sort de la forêt avec au fond le Rocher de l’Armet et à droite au soleil le bas de notre objectif. Une cordée est engagée dedans mais elle fera demi-tour après le premier ressaut nous laissant cette jolie goulotte repeinte à neuf par la récente chute de neige, pour nous tout seul.

co2Sortie du premier mur au soleil, c’est l’une des composantes agréables de cette course orientée nord-est, pas mal de longueurs se font au soleil.

co3Ensuite après une pente de neige on attaque la goulotte proprement dite, joliment encaissée. 

co4Avec de sympathiques passages en glace.

co5Et toujours le soleil pas très loin.

co6Coté corde on avait un brin de 50. C’est largement suffisant pour une encordement à 25 ou à 50 comme pour cette belle longueur de glace qu’il aurait été dommage de scinder en 2.

co7Vers le haut ça s’élargit, on quitte l’axe de la goulotte pour aller chercher quelques pentes un peu plus techniques à gauche.

co8Olivier sous le dernier ressaut, un petit passage de mixte facile juste à droite d’un joli gendarme rocheux.

co10Après 650m quand même, on sort des dernieres difficultés.

co11Il reste 150m de dénivelé sur un beau dôme battu par les vents, ce qui nous arrange bien car il n’y a pas de trace à faire. Il fait bien bon au soleil. Au sommet rencontre sympa avec Guillaume et Romain qui sont montés par la goulotte de droite, jolie aussi et très facile selon leurs impressions.   

co12La descente est très simple par le versant est du col de Combe Oursière. A noter cependant que pour les paralpinistes c’est vraiment une course idéale, difficultés modérées et sommet où ça décolle de partout (est, ouest ou nord…). Olivier qui en est un et qui a déjà volé de nombreuses fois du Mont Blanc pourra vous le confirmer. Sur ce coup par solidarité il n’avait pas pris sa voile mais c’est sûr il ne reviendra pas ici sans.

co13Bon en attendant  la descente à pied permet une visite complète de la combe nord de l’Armet. Avec par exemple ic les cascades de Plancol, «L’homme de l’est» et «Fin de séjour».

co14On repasse aussi au pied de la face où on trouve aussi quelques cascades qui peuvent servir de variante d’attaque pour la goulotte. Un joli site qui pourrait mériter d’autres visites. Coté fréquentation il y avait aujourd’hui plusieurs cordées dans les cascades et après 5 cordées candidates (2 dans la goulotte centrale, 3 dans celle de droite) seulement 2 cordées donc au sommet de Combe Oursière, une journée tranquille en montagne comme d’hab…       

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 18:02

Une belle bleue, une belle espagnole et un beau cigare ça a été notre programme du jour. Alors même si certes, il faut marcher un peu plus de 2 heures pour se les offrir, ça fait parti du jeu et c’est même tout ce qu’on recherche, un beau vallon tranquille des Ecrins ça vaut bien quelques efforts.

ma1Après une grosse heure on est en vue des premières cascades sous le verrou de la Mariande. Tout est en excellentes conditions mais c’est plus haut qu’on va ce samedi.

ma2Après le verrou on accède à un joli replat où se cachent nos belles du jour. Elles nous avaient vraiment tapées dans l’œil lors de cette super boucle à ski l’an dernier. 

ma3Pas de problème de fréquentation ici puisque nous sommes seuls dans le vallon, alors y a plus qu’à en profiter. A gauche La danseuse espagnole pour Cyril et Jean-Yves,  à droite Agua blue pour Jean-Marie et moi (photo de l’an dernier mais conditions similaires cette année, suffit d’enlever un peu de neige).

ma4Un joli fleuve de glace.

ma5Négocié au plus raide…

ma6Fin de L4, 300 m au-dessus du vallon le cadre est splendide.

ma7Et un petit ressaut sympa pour en terminer.

ma8Pour la descente quand la glace est bonne comme ici c’est assez simple. Une broche pour s’assurer, une lunule dans lequel on passe directement la corde. Et hop, avec une corde de 60 mètres ça va assez vite. On ne se préoccupe plus d’éventuels relais dans le rocher (pour info nous en avons vu deux et nous en avons utilisé un seul, à la montée).

ma93 grands rappels donc et un peu de désescalade et on est de retour aux sacs alors que Cyril et Jean-Yves terminent leur pas de danse espagnol.  On a un peu de temps, ça tombe bien puisqu’une centaine de mètres à gauche un joli cigare nous fait de l’œil. Jean-Marie qui était venu faire La danseuse espagnole il y a quelques semaines l’avait repéré et l’avait justement en tête.

ma10On va voir au pied, belle structure assez complexe. Jean-Marie s’y lance avec précautions au départ puis avec plus de confiance au fur et à mesure de l’ascension. Moi j’avais un peu peur que ce soit très physique, ça l’est bien un peu mais en jouant des multiples reliefs, si ça reste assez technique et continu, on peut souvent trouver de bons points de repos pour débrocher sans trop se fatiguer. Une superbe longueur de 45 mètres où on s’est vraiment fait plaisir (après renseignement, ça s'apelle Caresse de Grizzli et c'est coté 5+) .

ma11De retour au pied, le petit rideau à gauche du cigare titille encore l’insatiable Jean-Marie… Aller puisqu’on est là autant en profiter. Entre temps Cyril nous a rejoint, je lui cède volontiers ma place pour ce joli petit bout de longueur encore une fois bien soutenue.

ma12Après quelques photos je pars rejoindre Jean-Yves alors que Cyril et Jean-Marie plient la corde au pied de notre dessert du jour. Il commence à ce faire tard et la fin du retour sera sûrement de nuit, mais ce n’est pas grave, on a passé une super journée et on a presque une frontale chacun…

ma13Et puis traînasser en montagne offre aussi le privilège de profiter de jolis embrasements nocturnes comme ici sur l’Aiguille du Plat de la Selle. Voilà, maintenant il parait qu’il va neiger un peu, on verra, en tout cas jusque là cet hiver était rêvé pour la pratique de la glace. Puisqu’on parle de pratique d’ailleurs, si la fréquentation a un peu explosée et devient sûrement pesante dans quelques secteurs phares, il reste encore plein d’endroits où on peut se faire plaisir tranquillement. Cette année en 18 sorties, dans plus de la moitié il n’y avait aucune trace de passages récents, et pour les autres, à part à la Grave un samedi, et dans Grasse Matinée où une cordée était loin derrière nous, nous avons toujours été seuls dans nos lignes. Alors bien sûr on doit parfois renoncer à quelques jolies classiques et marcher un peu mais en échange, on retrouve ce petit parfum de découverte et de tranquillité qui font tout le sel et le plaisir d’une balade en montagne.

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 23:14

Fait doux, fait doux certes, mais pas tant que ça finalement à l’ombre et au nord. Enfin en tout cas c’est que je me dis avant d’aller, cette après-midi, faire découvrir la cascade de glace à Hugues.

hc0Une heure quinze de marche, il ne fait pas très froid mais pas très chaud non plus et on ne sent effectivement que très modérément le redoux par ici

hc1Une fois sur place on commence par un petit ruisseling, Hugues très concentré pour son premier contact avec l’élément.

cop2Après 3 longueurs pour s’échauffer les 2 dernières se raidissent un peu, c’est parfait pour une première découverte. 

hc3Fin de L4 et fin de L5 de quoi déjà voir à quoi peut ressembler la cascade de glace. A noter que la glace est très sèche et coule très peu, conditions excellentes.

cop3On continue donc par le secteur principal où si la branche de gauche est assez dégradé, le reste semble par conte très bon.

cop1La grimpe est plaisante et assez raide au début,

hc5Hugues dans le vif du sujet. 

cop4Ensuite après un petit replat je choisis une zone très sculptée où il faut jouer du relief pour progresser aisément.

hc6Alors pas mal non ? Le sourire en tout cas.

hc7Après ça une autre longueur de 50m achève ce joli parcours. Ca commence à tirer un peu sur les mollets et les épaules mais le sourire est encore là. Normal avec un matos pareil, crampons Black-ice, piolets Pulsar, j’avais même aussi ressorti mes Koflach Vario Extrem, que du top du début des années 90 certes, mais qui marche encore pas mal surtout avec l’enthousiasme de jeune homme d’Hugues. Voilà aujourd’hui si on pouvait surement grimper en tee-shirt au soleil de Presle, on pouvait aussi pratiquer la cascade dans de très bonnes conditions ici à 1600 m dans Belledonne, c’est tout le paradoxe de ce bel hiver.

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 21:21

Dégusté en terrasse en début d’après-midi sous un chaud soleil, et ça c’est important, parce qu’après toutes ces virées glacées ce week-end j’avais aussi envie de profiter du brin de chaleur revenue. Bon avant ça quand même, comme Agnès se levait tôt pour aller randonner, on a profité de l’heure du levé pour aller comme hier conjuguer le C en cascade. Un petit tour en Chartreuse caler pour un retour avant midi. Des conditions de glace optimum  mais de petites chutes de pierres, les marnes chartroussines pâtissant cruellement du manque de neige. 

gs1Une première longueur tellement sympa que Jacques la fera 2 fois pour aller récupérer une broche qui lui a échappé juste à la sortie.

gs2De la marche et de jolis petits ressauts ludiques et parfois brièvement raides.

gs3Un peu de goulotte Chartoussine pour Jacques, sympa

gs4Et une sortie herbo/raidasse qui parait débonnaire mais où il ne faudrait pas aller sans crampons tant la terre est gelée. Voilà 4 heures d’une agréable promenade sur les contreforts de Chamechaude dans une zone connue mais sur une variante que l’on n'avait jamais visitée.

gs5il va vraiment être très bon ce café crème… 

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