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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 19:00

Il y a de la neige, si, si et même plus qu’on pensait en Chartreuse alors direction le col de Porte d’où avec Marie-Christine on décolle vers 10h30 sans idée arrêtée si ce n’est d’éviter un peu la foule.

Session poudre en Chartreuse

Direction la Pinéa donc où la trace est généreuse. On s’en écarte un peu pour aller vers le Mont Fromage et puis non finalement, une légère descente et nous revoilà repartis vers la Pinéa. A la brèche, bonne surprise on croise Carine et Steph qui nous vantent les mérites de la face Est par où ils sont montés. Hum, hum c’est tentant effectivement mais le Vermorel aussi, alors allez et si on se faisait les deux !!!

Session poudre en Chartreuse

Quelques mètres à pied et on est prêt à plonger.

Session poudre en Chartreuse

C’est un peu touffu au début.

Session poudre en Chartreuse

Puis ça déroule.

Session poudre en Chartreuse

La neige est excellente et si on effleure bien quelques racines de temps en temps, rien de méchant.

Session poudre en Chartreuse

Alors on se lâche complètement. Dire qu’il y a une semaine il n’y avait pas un gramme de neige ici, cette Chartreuse est vraiment étonnante… Vers 1350 on stoppe pour remettre les peaux, avec plus où moins de bonheur pour certain par ce froid, heureusement qu’on en avait de rechange (et merci Carine pour moi). Steph nous fait une trace impeccable et nous revoici à la brèche pour profiter du versant Est lui aussi grassement pourvu…

Session poudre en Chartreuse

Les "locaux" plongent avec gourmandise sur leur maison.

Session poudre en Chartreuse

Le haut est dégagé.

Session poudre en Chartreuse

Puis la forêt accueillante.

Session poudre en Chartreuse

Une vraie goinfrerie.

Session poudre en Chartreuse

Dont on se délecte jusqu’au bout, c’est qu’elle est longue et soutenue cette descente.

Session poudre en Chartreuse

Les border-cross finaux nous ramènent  tranquillement au Croz  d’où Carine et Steph nous remontent au Col de Porte. Ouah quelle belle session de poudre, on s’était croisé avec Steph ce mercredi, sûr qu’on n'aurait pas parié là dessus pour ce week-end, comme je le disais déjà plus haut la neige en Chartreuse c'est toujours étonnant.

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Published by Jo - dans Ski
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 15:37

Les délices de la cascade par un hiver sans neige c’est qu’avec un peu de marche on peut accéder facilement à des vallons lointains. Outre le plaisir de s’y retrouver seul, c’est aussi l’occasion, loin des classiques parfois trop fréquentées, de découvrir des lignes dont on n'imaginait même pas l'existence. Aujourd’hui par exemple c’est le vallon de Vaunoire qu’on va explorer. L’accès au parking d’été se fait sans problème et si on avait quelques idées pour le bas, le beau temps nous pousse quand même à aller voir un peu plus haut.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Vers 1500 on sort de la forêt pour déboucher dans la partie haute, l’horizon s’élargit, les cascades et goulottes de la cabane sur Combe Oursière (un souvenir d'il y a 6ans...) sont bien sèches, mais ça nous est un peu égal car on a déjà trouvé notre perle du jour.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Pour la forme on poursuit encore pour voir d’un peu plus près les cascades de Plancol. Un petit zoom sur « Passager clandestin »  (parcourue l’an dernier), « L’homme de l’Est » et « Fin de séjour », les 2 premières n’ont pas l’air mal mais ce n’est pas là qu’on va aller aujourd’hui.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Tout en profitant du vallon et de son éclairage contrasté, on revient sur nos pas pour nous diriger vers celle qu’on a choisit.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Une approche décontractée en mode ruisseling avant d’atteindre rapidement les premiers ressauts.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Aucun n’est véritablement soutenu, mais tous permettent quelques pas de grimpe très plaisants

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Ambiance tranquille et angles de vue sympas. Plus on monte plus ça coule et si entre les ressauts ça court, il faut quand même déployer quelques ingéniosités techniques biens rigolotes pour rester le plus possible au sec…

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Et oui parce que ce qui nous a aussi fait choisir cette cascade aujourd’hui c’est quelle prend le soleil et que par ces températures très basses on s’est dit que c’était le bon moment pour en profiter. 

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

C’est que quand il fait –10, grimper au soleil c’est quand même vraiment le top.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Une dernière longueur et hop l’astre nous laisse même quelques minutes pour plier la corde avant que tout ne se remettent à geler instantanément… La corde n’est plus qu’un gros câble et les gants 2 blocs de glace, mais ce n’est pas grave car on en a terminé.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

La descente à pied tranquille nous permet encore d'apprécier pleinement l'endroit.

Cascade ensolleillée dans le vallon de Vaunoire

Avant de récupérer les sacs et de se boire un petit thé tout en jetant un coup d’œil sur notre ligne du jour. Si comme je le disais on avait bien quelques idées avant de venir ici, celle-ci franchement on n’y pensait même pas, une petite surprise facile et sympathique donc comme savent nous en réserver plein les hivers sans neige, suffit de partir se balader et de lever la tête en fait…  

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 07:52

Une petite ligne repérée lors d’une balade précédente, elle ne semble pas bien difficile mais le haut parait terriblement esthétique, difficile d’y résister du coup….

Les déclices d'un hiver sans neige...

Nous y voici donc avec Georges, prêt à redécouvrir après une première expérience il y a quelques dizaines d’années, les joies de la cascade de glace.

Les déclices d'un hiver sans neige...

200 mètres de marche d’approche, c’est cool et le glaciériste flemmard frétille à l’idée de découvrir une nouvelle ligne…

Les déclices d'un hiver sans neige...

De petits ressauts pour commencer, idéal pour se remettre en jambes et en bras, hum, hum Georges ce bras gauche il part vraiment dans tous les sens…

Les déclices d'un hiver sans neige...

Glace lisse et bien dure, ça fait les mollets

Les déclices d'un hiver sans neige...

Relais sur broches

Les déclices d'un hiver sans neige...

Brochage cool et langue de glace qui serpente au milieu du rocher, c’est vraiment très joli tout cela

Les déclices d'un hiver sans neige...

Relais encore

Les déclices d'un hiver sans neige...

Et le clou de la balade, les 2 longueurs finales, celles qui nous faisaient saliver depuis le bas.

Les déclices d'un hiver sans neige...

On ne sera pas déçu, c’est facile mais diablement classe.

Les déclices d'un hiver sans neige...

En plus la glace y devient sorbet

Les déclices d'un hiver sans neige...

Trop bon non ?

Les déclices d'un hiver sans neige...

La sortie, on s’arrête ici, plus haut ça deviendrait de l’alpinisme ou même du ski puisque ce jour et par bon enneigement on était descendu par les dalles à droite de Georges. Aujourd’hui après quelques franchissements d’arcosses un peu rigolos, en suivant les traces de chamois, par un cheminement astucieux on rejoint facilement l’attaque. Voilà pour cette bien jolie ligne facile, à ne pratiquer bien sûr que les années de disette neigeuse puisque sinon, outre quelle est dans l’axe de toutes les coulées qui viennent du dessus, elle ne doit même pas exister car entièrement recouverte par la neige.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 17:36

A part cette courte expérience il y a 3 ans, Thomas n’avait encore jamais chaussé les crampons, pire que ça même, il n’avait jamais non plus planté un piolet dans une motte de terre… Pour un Bertonche franchement ça ne pouvait plus durer.

Initiation...

Nous y voici donc ce matin, -4 en partant de la maison + 5 à la Croix, hum, hum c’est sur vaut mieux être là haut.

Initiation...

Un petit apprentissage pendant la marche d’approche

Initiation...

Et hop nous voici dans le vif du sujet, le dry touffing c’est simple, de délicats appuis de pied et quelques bonnes touffes bien fermes.

Initiation...

Ici c’est aussi malicieusement encaissé

Initiation...

Et il y a quelques ressauts un peu plus techniques mais pas trop, parfait pour une découverte.

Initiation...

Et puis même s’il ne fait pas bien froid, c’est toujours un plaisir de sortir au soleil.

Initiation...

Vive Grenoble et son petit alpinisme de demi-journée à taille urbaine…

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 08:48

Après notre petite promenade de remise en forme du week-end dernier nous voici de retour vers le Poursoullet.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Aujourd’hui on choisit un objectif plus classique pour maximiser nos chances de réussite, enfin pour la réussite c’est ce qu’on croyait puisque pour le coup on n’est pas passé si loin du but avant même d’avoir commencé

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Enfin bon on reviendra sur ce détail en fin d’article en attendant c’est vers la goulotte Kempf qu’on se dirige. Il y a juste une cordée dans le secteur qui va vers le couloir NW, nous on doit brasser comme des malades pour atteindre le pied de la goulotte un peu plus à droite mais ce n'est pas bien grave parce que cette fois c'est sûr, ça va être bon.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Vers 10h on attaque. Ambiance splendide

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

R1 sur broches.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Au-dessus on continue toujours dans cette superbe ambiance encaissée et bien fraiche pour le coup puisqu’une légère brise canalisée par la goulotte vient nous rappeler qu’ici au moins on est quand même bien en hiver.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

L3 la plus technique en glace, au-dessus de Cyril on trouvera le seul relais sur spits mais on ne le sautera pour aller relayer sur friends au pied de la rampe en mixte.  Je pense que comme cela c’est mieux puisque que ça permet à l’assureur de suivre la progression plutôt délicate du premier dans cette fameuse rampe.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

La rampe donc, pas très dure mais difficilement protégeable, 2 points en 50m, sûr qu’en tête il faut bien réfléchir avant de s’engager dans les pas.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

La sortie de la rampe, aérienne car on débouche sur un petit éperon avant de redescendre dans le couloir NW juste sous les cascades du haut.  Voilà pour cette goulotte Kempf, 3 belles longueurs de glace puis une longueur de mixte, une difficulté qui va crescendo (tout en restant très raisonnable), on a adoré…  

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Dans le NW on retrouve la cordée croisée pendant l’approche, Cyril grimpe en parallèle c’est un poil plus raide.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

A la sortie on ne traine pas pour remonter les grandes pentes sommitales et retrouver le soleil, c’est qu’on s’est un peu caillé aujourd’hui.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

C’est sûr il fait meilleur ici.

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Une dernière petite remontée où on profite pleinement du soleil et du panorama

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Et hop on replonge dans l’ombre pour redescendre sur le lac Fourchu. Un peu longuet ce retour d’autant qu’une fois au Poursoullet la course n’est pas tout à fait terminée pour nous puisque c’est là qu’on revient au détail initial…

Goulotte Kempf au Col du Grand Van (ou les naufragés du Poursoullet...)

Les « naufragés du Poursoullet »  une belle et sympathique brochette de grimpeurs grenoblois inconséquents (et oui parce qu’on n’est pas les seuls dans ce cas…) qui n’ont pas mesuré les effets de la micro chute de neige de lundi. Si si je  vous jure il a bien neigé et ici on est passé d’une route parfaitement sèche à une route un poil blanche. Trois fois rien certes mais c’est suffisant pour empêcher une voiture mal chaussée de progresser. Du coup si on s’est tous maudit de tant de légèreté (oui, oui on avait tous moult voitures mieux chaussées et autres chaines à neige dans nos garages...) et qu’on est tous arrivés tant bien que mal à 1600, le point le plus bas de la route, on n’est maintenant tous coincés ici, dans la bonne humeur certes mais quand même.  Bon heureusement on n’est pas tout seul dans le coin et on ne remerciera jamais assez la cordée qui était dans le couloir NW du Grand Van de nous avoir gentiment tracté jusqu’au point haut de la route. Il on fait 2 aller/retour (1 par voiture), les gars si vous lisez ces lignes et qu'on se recroisse c'est open bar pour vous...

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