Le blog de la famille «Bertonche», de nombreuses façons d'aller passer un moment en montagne, quelques balades plus exotiques et aussi quelques livres/ciné ou autres "n'importe quoi"....(et
toujours beaucoup trop de montagne selon certaines…)
Je profite d’une balade avec Anne, Agnès, Lucille, Pierrick et Thomas pour m’offrir à moindre effort cette
belle traversée.
Départ du lac du Poursollet et remontée du GR où s’il faut porter tout le long ce
n’est que sur à peine 400m de déniv, pas grand chose par rapport à la descente qui m’attend. Une fois au lac Fourchu, on avait pris les serviettes et certains téméraires pensaient se baigner, mais
les petits cumulus et leurs brises taquines ont finalement découragé tout le monde.
Je n’étais jamais aller là haut en été et s’il y a bien évidemment un peu de monde
ce dimanche, le plateau sommital est très grand et bien joli.
Après un petit pique-nique bien agréable tout le monde continue vers le Pas de Lenvious.
Un dernier raidillon et on se sépare. Les piétons redescendent sur les chalets de la Barrière puis le lac du Poursollet
(itinéraire plus long mais bien plus agréable que la montée par le GR). Moi il ne reste plus qu’à descendre. Au début ça traverse et il y a quelques passages un peu « trialisant » où l’Altitude fait merveille. C’est sûr en
tout suspendu le plaisir et la vitesse sont vraiment différents. Petite pause pour aller voir le refuge du Taillefer. Discussion sympasous la yourte qui sert de salle à mangeravec
Michaelqui avec Amélie garde le refuge. Aller voir sur leur site tout ça a l’air vraiment très sympa pour une virée en famille ou une fête entre amis... La suite de la descente sur Oulles est très ludique, ça
enchaîne très bien mais je sais que ce n’est que le hors d’œuvre et j’ai hâte de retrouver Malaine avec ma nouvelle monture. Ca faisait un petit moment que je n’y étais pas aller alors s’il y a
quelques hésitations dans la première épingle bien raide où il faut accepter de plonger face à la pente, après ce n’est que plaisir et glisse. Cette descente est vraiment un must à refaire
de toute urgence en ajoutant Puy d’Oulles en guise d’échauffement.
Une marche d’approche et un retour court mais dans un cadre sympa pour ménager la cheville de lio (faut dire qu’il ne se ménage pas le bougre,
c’est sa troisième voie de la semaine…).
Une voie choisie un peu au feeling, c’est une des dernières ouvertes dans cette falaise et je n’ai pas de topo, il semble juste que ce soit
centré sur le 5+ alors y a plus qu’à.
Nous ne serons pas déçus, c’est très joli et très soutenu dans le 5+ (ptête même avec qq pas de 6a…) et s’il n’y a que 6 longueurs mais elles
sont toutes très grimpantes.
Lio à la recherche de l’adhérence dans une position typique de l’endroit. Par rapport aux autres voies du secteur l’équipement est plutôt
rapproché ça évite quelques moments de solitude eux aussi typiques de l'endroit...
Sur la fin il y a même quelques petits surplombs (enfin grosses marches plutôt) mais on termine quand même par un «maudit » pas de dalle,
normal.
250 mètres d’escalade au frais grâce aux thermiques du jour, il y a de quoi avoir le sourire et «Même pas peur» en plus, c’est le nom de cette
voie sur la grande falaise de Séloge.
On n’a pas vraiment besoin de prétexte mais avant de boire quelques bières au Murier autour de quelques saucisses grillées, on décide d’aller
faire un tour en VTT, la colline s’y prête tellement bien. Au départ on avait un peu peur de la chaleur mais finalement dans l’horaire 19h30/21h ce n'a pas été vraiment pas un
problème car il y a toujours eu une petite brise et beaucoup de parties étaient à l’ombre.
Après la montée classique par
la route, petites pause devant les célèbres tags sommitaux (perfectible je trouve le look des voloboys «recyclés»).
Puis descente variée où je
fais visiter un peu la colline. Chacun son style, passages roulants, passages techniques, petites remontées, on s’amuse, on s’amuse et même les fraîchement convertis à la discipline commence à y
prendre du plaisir.
Au retour Oliv qui ne pouvait
se libérer assez tôt nous rejoint et on passe aux choses sérieuses. Concentration maximum pour la découpe et la dégustation du désert «Lio home made». Réussie comme le reste de cette petite fin
d’après midi. A refaire avec les absent(e)s du jour.
Le clou du week-end c’était la BIERFEST (fête de la bière dans la langue de Goethe et d’Andréas) organisée
chez Odile et Andréas. C’est une tradition pour Andy, ça tombe on ne sait pas trop quand, il faut toujours être prêt, là c’était samedi soir.
On était bien une trentaine, quelques visages anonymes. Enfin pas tant que ça tout le monde aura reconnu monsieur A (et son dispositif d’approvisionnement très au point), monsieur A
(un autre un peu plus vieux mais avec une souplesse de cuisse enviée par les plus jeunes d'entre nous), monsieur J (et ses autoportraits énervants), les miss C, E et F toujours aussi souriantes
et au top.
Avant et après la soirée on a quand même essayé de pratiquer quelques activités plus ou moins sportives avec
plus ou moins de succès... du bricolage quoi.
En VTT samedi aprem juste pour vérifier sur le même parcours que le Rocky Mountain se débrouille aussi bien que le Cannondale. Pour la montée c’est réussi pour la descente pas tout à
fait on s’est trompé de sentier… mais ce n'est pas grave on reviendra.
En escalade avec Jean Claude dans la vallée du Vénéon dimanche. Là aussi ça partait bien puis la chaleur, l’effet retard de la BIERFEST allé savoir… l’age, non quand
même…enfin bref on bute dans L3 (une voie qu’on avait pourtant déjà parcourue avec "brio" tous les 2…). Bon ce n'est pas grave non plus, on redescend et on repart dans du plus facile. Cette
fois-ci même siaujourd’hui rien ne nous semble très facile,on y arrive. Au final ça donnera quand même 8 longueurs dont certaines assez jolies et
puis surtout une bonne bièreà Champhorent(oui encore mais là on avait vraiment soif !!!).
C’est la troisième fois que je vais en Afrique en mai/juin et d’habitude je n’ai ni la motivation ni le courage au retour pour refaire une
rando. Cette année Joël étant toujours motivé et la neige étant encore bien présente par endroit, ça le fera.
On choisit la Haute Maurienne pour une longue boucle contemplative mais avec de-ci
de-là quelques passages un peu techniques pour réveiller le skieur assoupi.
L’entrée dans la face nord de la
Grande Aiguille Rousse sera par exemple un peu piquante entre rochers pourris, chaussage délicat et neige molle posée sur un éboulis bien raide. M’enfin bon ça valait la peine car ensuite la
pente, bien que très courte fut particulièrement belle. Quelques images pleine pente de Joël en action.
Une fois au pied de cette belle
face on est vraiment loin du point de départ. Mais ce n'est pas grave, on se met en mode économie et tranquillement après 2 repeautages on atteint le sommet de l’Ouille Noire pour s’offrir une
dernière friandise en face ouest.
Sur fond de Ciamarella et
Albaron, Joël s’en réjouit d’avance. Finalement après presque 8h de balade pour presque 20km passés en altitude on atteint la voiture un peu fourbu mais content de cette dernière virée qui
conclut une saison riche de moments de partage et d’amitié. Y a pas à dire on vit dans une belle région et comme le disait bien mieux que moi D. Radigue (Guide, Journaliste à Vertical, décédé à
l' Aconcagua en 1987).
"En alpinisme, tout est affaire de montagnes quand elles sont belles et de compagnons quand ils sont bons. Des deux éléments réunis,
naissent des moments de vie intense entre l'art et l'ordinaire, entre le luxe et la variété"
Eh bien les amis des moments comme ça j’en ai vécu plein avec vous cette saison et c'est aussi pour ça que j'aime tant aller me balader là
haut.
Vous en pensez quoi ?