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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 13:54

Grimper à la matinée tout près de Grenoble dans des longueurs qu’on n'aurait jamais faites, ça devient difficile mais on peut encore y arriver. Hier après une montée tonique au départ de Chamrousse, c’est juste au lever de soleil qu’on attaque par une petite voie facile ouverte récemment par X Dorel.

bo1Pause Myrtilles ça s’appelle, 2 longueurs en dalle bien équipées, notre hors d’œuvre du jour avant de rejoindre le pilier est de la Botte.

bo2Pour cela on remet les baskets pour une brève traversée d’où Lio peut admirer notre objectif

bo3Sous cet angle, même si la difficulté annoncée est très raisonnable, l’ensemble fait quand même une belle impression. Notamment l’énorme fissure/cheminée de sortie qui nous promet sûrement quelques beaux coincements.

bo4Lio dans L1, cette voie de 3 longueurs ne comporte aucun équipement (à part une vieille sangle dans L3). Du coup même si le rocher est assez bon, comme ce n'est pas très parcouru, c’est avec minutie et précaution qu’on progresse.

bo5R1 sur un confortable pin. De celui ci on part à droite pour rejoindre le fil du pilier.

bo6Sur celui-ci, un soupçon de gaz, un rocher très lichéneux et des protections plus difficiles à placer en fin de longueur.

bo7L3, la fameuse fissure/cheminée un peu malcommode au début…pour nous ça vaut pas loin de 5+ mais bon, en générale on a souvent du mal avec ce type d’escalade. 

bo8La fin de la longueur est plus classique et on sort au sommet de cette petite voie amusante où le jeu n’était plus seulement de grimper mais aussi d’imaginer le cheminement qui allait nous permettre de gagner le sommet en conjuguant plaisir et sécurité. Les impressions de Lio ici.

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 19:46

12 longueurs dans les Bauges en toute décontraction sur une montagne qu’on aime bien (c’est nos 6eme et 7eme voies au Roc des Boeufs), c’était le programme d'hier avec Monsieur Antoine.

rb1Après 20 minutes de marche d’approche on commence par la voie la Dalle Rousse, une voie facile, 6lg en 5 à l’équipement béton en broches scellées.

rb2Dans L2, l’escalade est très peu physique, on navigue en suivant les broches au milieu d’un océan de dalle entrecoupé parfois d’une petite marche pour varier un peu.

rb3Ca déroule tranquillement et rapidement, avec les 2 dernières longueurs à corde tendue il nous faut à peine une heure pour rejoindre le sommet. Si nous on s’est servi de cette voie comme marche d’approche pour la suite, je vous la conseille si vous recherchez une voie facile où ça grimpe tout le temps dans un cadre splendide et peu impressionnant. Après les 3 premières longueurs un peu plus soutenues vous pourrez même, si il ou elle en a envie, faire passer votre jeune padawan en tête dans le haut un peu plus facile. Tout ça avant d’aller vous offrir un petit plaisir au bord du lac, vraiment idéal pour une initiation à la grande voie. Mais je m’égare là, pour nous la bière attendra un peu car à peine dix minutes plus tard on rejoint l’attaque de la partie supérieure. Dans celle-ci où on a déjà grimpé "Les grattons laveurs" et "Pétiollette", on essaye cette fois la voie la plus à droite. D’ailleurs si vous savez son nom, on est intéressé, elle est décrite sur C2C mais pas avec le bon nom, "Eunuque numide" c’est la voie au vieux spits juste à droite de Pétiollette et on en est sûr car c’est Antoine qui l’a ouverte.

rb4Notre deuxième voie fait aussi 6lg, d’abord dans de belles cannelures peu inclinées, mais parfois assez torturantes pour les pieds…

rb5Puis dans le bastion sommital où les 3 dernières longueurs sont plus redressées et plus difficiles.

rb6Antoine à la sortie de L5 un petit surplomb pas facile (6b+) qu’on a avantage à ne pas franchir au niveau de la cordelette. Pour rendre le passage plus sympa il suffit de rester sous celle-ci où de belles et confortables inversées permettent de traverser pour franchir l’obstacle par un bon bac pile sous Antoine.

rb7L6 très jolie aussi mais à l’équipement éloigné au début (1 petit coinceur ou friend peut être utile).

rb8Plus confortable ensuite dans la dalle terminale (6a+).

rb9Et voilà une petite voie un peu exigeante en haut (6a obig) dans un cadre paisible et très relaxant (sauf pour les pieds...) avec en permanence une belle vue sur le lac d'Annecy, une façon de ne pas être trop dépaysé pour ce retour de Corse.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 15:00

Comment aussi ici ne pas parler escalade, outre l’école d’accès rapide et très pratique pour passer un moment à toutes heures de la journée, le massif possède plusieurs centaines de voies.  Donc même si ce n’était pas le but du voyage difficile de résister à l’envie d’aller en essayer une. On avait prévu ça avec Andréas dans le secteur de la Purcaraccia, bon manque de chance au jour dit il pleut… vraiment très mal visé car sur tout notre séjour en Corse on a eu seulement 2 demi-journées de pluie… Enfin bon heureusement l’après midi il fait beau et on peut donc quand même se rattraper un peu sur une courte voie au Pilastru Di L’Alba tout prêt du Col.

ebav0C’est l’occasion de se frotter un peu aux célèbres tafoni qui font toute l’originalité de l’escalade en Corse.

ebav1Comme ici ce n’est pas très dur on peut franchir des surplombs sans presque forcer, un vrai plaisir pour moi qui n’aime pas trop ça d’habitude.

ebav3Au tour d’Andréas d’aller se faire dévorer par ce rocher aux formes surprenantes

ebav4Avant d ‘émerger lui aussi.

ebav5Une dernière longueur plus dalleuse et voilà pour une première voie à Bavella. Bon c’est sûr que maintenant qu’avec l’aide du dernier topo j’ai bien repéré les lieux je n’ai qu’une envie c’est d’y revenir grimper. Lors d'une prochaîne visite peut-être ?

ebav6Dans la Punta Di l’Accellu par exemple où une cordée est dans L3 du Temps Peau Noir (6a).

ebav7En attendant et avec les enfants on a pu aussi s’amuser dans un mixte Acro branche/Via Ferrata aménagé juste sous le col.

ebav8De belles tyroliennes dont une de 120 mètres permettent de passer un moment agréable.

ebav9Dans un cadre splendide ce qui n’est pas toujours le cas dans ce type d’activité. Bon voilà il est maintenant temps d’aller découvrir les plages du sud de l’îles, sauvages et peu fréquentées même au cœur de l’été paraît-il.

ebav10Et puisque ces petits billet vous l’aurez compris ne sont pas du direct je peux déjà vous dire que nous ne seront pas déçu, merci Agnès pour tes bons tuyaux, on voit que depuis l’hémisphère sud tu n'as pas oublié les petits plaisirs de la Corse.

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 18:40

Une nouvelle voie pas trop difficile dans un secteur où on va d’habitude pour skier c’est tentant, alors même si je me suis déjà bien promené hier comme ce n’est pas bien loin il n'y a plus qu’à aller voir.

accu1Depuis la Morte 350 mètre de déniv plutôt à l’ombre sur un tranquille chemin puis 150 mètres plus freeride et nous voilà en vue de l’objectif qui semble prometteur et assez redressé.

accu2Les 2 premières longueurs le sont en effet sur un rocher qui rappelle les Rochers de l’Homme. Manu dans L1 un 5c au rocher parfois un peu friable.

accu3Après ce premier ressaut ça se couche un peu mais à peine. Vue sur R2 dans L3 un très joli 4c «Matheysin»… plutôt 5b à notre avis. Comme c’est encore assez lichéneux peut être que quelques pas nous ont paru plus durs qu’ils ne le sont.

accu4Dans L4 encore un peu redressée mais facile, du vrai 4c cette fois.

accu5L5 est une longueur de transition de la fin du pilier aux 2 longueurs terminales sur une belle dalle. C’est aussi l’occasion d’un joli coup d’œil sur le cadre alentour, Taillefer, Armet…

accu6De la sortie, fin de L7 avec à gauche le pilier où se déroule les 4 premières longueurs. Ces 2 dernières sur un rocher plus compact nous ont aussi paru légèrement plus difficile que le 5b annoncé (quelques pas de 5c ?).

accu7Une bien jolie voie en tout cas (merci Pierre pour les infos sur promogrimpe) couronnée par l’arrivée sur une arête toute pointue dans un cadre magnifique. La descente est un peu plus chamois/sanglier que l'approche mais en visant bien ça passe sans souci et puis on est en montagne alors il faut bien mériter un peu son plaisir… 

accu8

 

 

 

 

Puisqu'on parle de plaisir d'aiilleurs cette voie en recelait d'autres qu'on dégustera bientôt après que la formule magique ait fait son effet : une bouteille de Marc de Savoie millésime... très vieux en tout cas, 40 brins, 40 sucres (un peu moins en fait), 40 jours... et hop le tour est joué.

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 23:32

Plusieurs projets aujourd’hui, l’un avec une longue marche d’approche, l’autre avec une beaucoup, beaucoup plus courte. Euh… aller on choisit celui où on passera le plus de temps à l’ombre, ça tombe bien c’est le moins fatigant. Du coup, un gros quart d’heure après avoir quitté la voiture on est déjà au pied de la voie. Celle-ci s’appelle «Rodrigue»  (un rapport avec le Cid ?)  sur la Pointe du Sosay, c’est au-dessus du Petit-Bornand vers l’alpage de Cenise.

rod1A noter qu’alors qu’on cherche l’attaque, on entend soudain dans notre dos «20 mètres à gauche», ce sont les charmants occupants des 2 chalets justes au-dessous de la paroi qui devant avoir l’habitude de voir des grimpeurs passer nous indique le chemin.

rod2Pour ce qui est de l’escalade même si l’ambiance n’y est guère vertigineuse, c’est fort intéressant et plus exigeant que ce que la cotation d’ensemble ne le laisse présager. Ici Antoine dans L3 (6b bien équipé puis 5c à l’équipement plutôt large).

rod7                        Malgré la présence de nombreuses vires qui assurent des relais confortables les longueurs sont très belles.

rod3

                                          On peut aussi profiter des riants alpages traversés lors de l’épuisante marche d’approche.

rod4                                              Antoine peut jouer tranquillement  les star dans la fissure esthétique et facile de L7.

rod5Le soleil nous rattrape dans L8, la longueur la plus exigeante (6a un peu athlétique). En parlant du soleil d’ailleurs, en sortant au sommet à 13h15 nous n’en avons profité que dans les 3 dernières longueurs. Ca nuit à la luminosité des photos mais c’était indispensable aujourd’hui car sinon vue l’altitude modeste du sommet (1894 m) on aurait vraiment eu trop chaud. 

rod6Au sommet devant le Jallouvre et le Col du Sosay, il faudra y revenir l’hiver me dit Antoine, y a quelques randos sympas à faire. Pour le moment en ¾ d’heure à peine on est de retour à la voiture.

rod8Non sans jeter un coup d’œil sur notre face où on distingue les 9 premières longueurs (les 3 dernières ainsi que R9 sont cachées à gauche de l’arête sommitale). Voila, une voie à la marche d’approche plutôt cool dans un cadre paisible, avec de la belle escalade. Un bon plan en tout cas pour grimper tranquillement au frais. 

rod9

 

 

L'occasion aussi de rentrer tôt sur Grenoble et d'aller le soir encourager notre "Richard V" à nous, tout sourire à la fin de l'étape du jour...

Bon, par flemme je n’ai pas participer cette fois, mais l’après course était super bien organisée… Merci Oliv.

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